mercredi 31 décembre 2008

une première semaine productive

vite!!vite!! avant de partir fêter le nouvel an !!

Le mangeur d’opium de Thomas de Quincey


Étrange petit livre que celui-ci, étrange aventure que cette immersion totale dans la vie d’un opiomane.

« Je vous offre, lecteur bénévole,l’histoire d’une époque remarquable de ma vie … »

Je ne connaissais rien de Thomas de Quincey, ni son nom, ni son histoire ni ses passe- temps. C’est la couverture du bouquin et son titre qui ont les premiers attiré mon attention. Bien que les paradis artificiels ne soient pas un sujet qui me passionne, j’avoue avoir toujours été fascinée par l’opium. Est-ce par ce que j’ai commencé assez jeune à lire Baudelaire ? Pas seulement, la prise d’opium (l’opium fumé) nécessite souvent un rituel et un cadre particulier (sofas, soieries et jade, statues de bouddha, plafonds d’ébène, en plus de l’élégance des lampes, des fourneaux et des pipes.) . Ainsi si la prise d’héroïne ne m’évoque que des images assez glauques, une chambre sale et du matos pas forcement clean ( pour ceux qui on vu Trainspotting ), le rituel de la prise d’opium, lui, relève presque de l’art . Même le langage utilisé pour désigner la consommation d’opium : « Chasser le dragon » a quelque chose de merveilleux . Bien sûr la littérature et le cinéma on pas mal joué sur ce côté romantique et même un peu mystique de l’opium ( le portrait de Dorian Gray, From Hell… )
Bon revenons en au bouquin , hum hum , un des premiers avantages du livre c’est qu’il dégomme pas mal des idées reçues que l’on peut avoir sur les effets de l’opium , ensuite il montre aussi l’ambivalence de cette drogue qui vous entraîne tout d’abord dans de grands moments de béatitude pour vous faire ensuite basculer dans d’atroces cauchemars. Autre point fort du bouquin, Thomas de Quincey lui-même, qui est un personnage atypique et que l’on prend plaisir à suivre au fil des pages.

Mon chien stupide de John Fante



Bon d’abord je tiens à préciser que ce n’est pas parce que c’est le cadeau de Noel de Wotan que ma critique est élogieuse… Non mon compère a du goût, le bouquin est vraiment bon . Nous débarquons dans le vie d’un quinquagénaire accessoirement écrivain raté et vaguement scénariste, qui ne reconnaît plus sa vie et qui sait ses scénarios mauvais mais néanmoins nécessaires pour subvenir aux besoins de sa famille.
Coincé sous le même toit que ses quatre enfants et son épouse, on comprend vite que notre personnage supporte de moins en moins sa vie ainsi que sa progéniture et en même temps il y a de quoi . Un jour un clébard va débarquer dans la vie de la petite famille qui semble sur le point d’éclater. C’est un gros chien noir aux airs de nounours ( un akita pour les connaisseurs) qui a la force d’un bœuf mais le QI d’une huître. D’où le nom que lui donnera la petite famille:« Stupide».
Autre détail important en plus d’être totalement con le chien est un obsédé sexuel notoire qui tente de violer toute les créatures de sexe masculin passant à sa portée.
Avec des enfants qui ne semblent lui témoigner ni respect ni intérêt et une relation de couple qui s’essouffle, Stupide va devenir sa grande distraction et sa bouée de sauvetage.
Entre le chien violeur et les enfants ingrats il y a des moments où on a vraiment de quoi se marrer. C’est ainsi que je me suis retrouvée à 2h du matin à rire toute seule dans ma chambre. Il y a aussi des passages qui m’ont ému, il ne faut pas non plus penser que le bouquin est à se tordre de rire.
Une histoire très simple, une écriture et un style fluide, le bouquin se lit en même pas trois jours. Si vous n’êtes pas un lecteur acharné et que vous avez envie de quelque chose de sympa à lire avant d’aller vous coucher , allez-y les yeux fermés !


Dimanche j’ai commencé « le chien des Baskerville » je l’ai quasiment fini, j’y consacrerai sûrement un article car ça fait longtemps que je n’avais plus pris un tel plaisir à lire un roman policier.





Brünnhilde

samedi 13 décembre 2008

A LA PORTE

A la porte



Pièce de Vincent Delecroix

mise en scène de Marcel Bluwal

Avec Michel Aumont .


Depuis le mois d’Otcobre, souvent le weekend , ma prof de théâtre me prend par le bras et m’emmène bouffer de la culture ( pour la citer texto). C’est ainsi qu’il y a quelques temps je me suis retrouvée assise sur les strapontins du Toursky.
Les lumières baissent et dans la salle les conversations deviennent des murmures épars semblables à un feu qui crépite puis finit par s’éteindre.

Lumière, sur la scène une homme seul assis sur une chaise et non loin de lui une porte immense et rouge.




Une mise en scène et un décor très dépouillés, du moins c’est ce qu’on pense pendant les 5 premières secondes. Après ça, Michel Aumont vous empoigne par le col, et la puissance, la force de son jeux emplissent soudainement tout l’espace.
On comprend assez vite ce qui se passe, le personnage, un ancien prof de philosophie, après un entretien plus ou moins ennuyeux, se retrouve par inadvertance enfermé dehors, à la porte de chez lui.
A partir de là s’en suivent des réflexions très diverses et toujours pertinentes sur la vie et le monde qui nous entoure. Dans quelques années qui restera-t-il pour lire de la philosophie, que va devenir l’art ou qu’est il devenu…et nous que sommes nous devenus ?
Bien qu’au début tout soit clair, au bout d’un certain temps le doute s’installe, en effet en flânant dans Paris le personnage croise son père ainsi que sa fille pourtant tous deux décédés . De plus pourquoi parle t’il régulièrement des remarques des infirmières et d’une grande chambre blanche.
Où est ce personnage ? Est-il vraiment dans paris ou bien est-ce le délire passager d’un homme derrière les murs d’un hôpital, à moins que le monde soit lui-même devenu un hôpital, un lieu aseptisé et vide où les gens se croisent sans s’accorder le moindre regard, un monde si cloisonné et froid qu’il n’est pas tellement dur de s’en sentir exclu.
Et puis il y a ce corps qui s’éloigne de plus en plus de l’image que nous avons de nous même, ce corps qui finit par nous être étranger, si étranger qu’on finit presque par être à la porte de soi même .



Ça vous fout des frissons une prestation pareille, un jeu puissant, il faut dire aussi qu’il est servi par un texte d’une finesse et d’une intelligence assez rare. Mais parfois le texte ne suffit pas, il faut la présence, et ça tombe bien Michel Aumont a les deux.



Je suis ressortie vraiment secouée, mes jambes ne m’ont pas lâchée mais c’était pas loin, si je n’étais pas aussi handicapée des sentiments, je pense que j’aurais pleuré .
En résumé une pièce magnifiquement bien écrite , un acteur immense, simplement du théâtre.
Finalement ça vaut le coup d’être à la porte si c’est avec Michel Aumont.





Merci Cristelle




Brünnhilde

lundi 1 décembre 2008

Chronique d'une haine peu ordinaire n°7

Joyeux Noël ( Félix)


Bientôt Noël ,
Ah! Noël! La famille, les dîners de famille qui traînent, incitant les gens à boire trop d’alcool et faisant remonter toutes ces colères qui datent de l’enfance ou du réveillon précédent:


- mon dieu en fait le père Noël c’est tonton !
- cette dinde est vraiment dégueulasse
- Mais moi je voulais pas de cette Barbie .
- je crois que c’est Bernard qui m’a offert l’intégrale de Nana Mouscouri
- c’est quoi ça … c’est pas un vibro masseur quand même.
- Charles! lâche ce couteau, tu vas faire mal à ta sœur .
- quelle bonne idée a eu ton frère d’offrir un tambour à notre fils hyper actif.
- cette bûche au beurre me donne envie d’abréger mon existence.


Les retrouvailles familiales et les chiards hystériques vont relancer la demande de Prozac et autres anxiolytiques. On va acheter un sapin, ce putain de sapin qui va nous foutre des aiguilles partout dans le salon et nous forcer à passer le balai 6 fois par jour. On va acheter les cadeaux en essayant de ne pas trop décevoir les gens qu’on aime et en punissant ce qui ont osé vous offrir des horreurs l’année précédente. On va faire la crèche cette espèce de gros ramasse poussière douteux rempli de santons qui font peine à voir, à force d’être tombés une bonne trentaine de fois du buffet de Tatie Françoise ( oui j’ai une tatie qui s’appelle Françoise et je vous merde )

Après vous être bien endetté les deux mois précédant le jour fatidique, vous vous retrouvez invité chez Marie-Laure, histoire de fêter le réveillon . Et c’est là que les vrais problèmes commencent !


Comme chaque année Marie-Laure aura fait une magnifique décoration de table avec des bougies et des jolis ronds de serviette ( ne jamais négliger l’impact de jolis ronds de serviette) et ainsi comme le veut la tradition vous vous retrouverez face à face avec les membres de votre famille, je parle de la famille au sens large celle qui comprend les boulets que l’on s’efforce d’éviter les 364 autres jours de l’année…
Vous retrouverez Gérard ( philosophe et chasseur ) votre beau-frère qui se plaindra encore de la France ce « pays d’assistés, phagocyté par les discours mous et compassionnels des gauchos mangeurs de soja ».
Gérard, qui bien qu’il ne soit pas raciste préfère que « les arabes restent dans leur pays à fabriquer des babouches » et qui bien qu’il ne soit pas non plus homophobe pense que « les tapettes » auraient bien besoin qu’on les soigne .
Bien sur Marie-Laure comme chaque année trouvera bon de le placer à coté de Guy,
Guy, ce brave Guy, celui qui trouve toujours le moyen de vous bassiner avec la lutte des classes, qui écoute Jean Ferrat à fond dans sa Renaud 5 et qui traîne le même jean depuis la chute du mur de Berlin .
10 minutes après que Guy et Gérard aient commencé à copieusement s’insulter entre deux toasts au saumon, vous verrez débarquer le couple de cousins éloignés, Thomas et Nadège, accompagnés de leurs deux adorables bambins hyperactifs ( au regard vide et aux cris perçants ). Des personnes charmantes qui pensent toujours à apporter du champagne mais qui ont malheureusement oublié d’éduquer leurs enfants. Résultat ça court, ça crie, ça fait tomber des trucs et au bout de six minutes vous devez vous faire violence pour ne pas décocher une bonne beigne au plus jeune des deux qui s’accroche brutalement à votre chaise à chaque fois qu’il passe à proximité de la table, vous faisant à moitié renverser votre verre sur la nappe de Marie-Laure. Quand l’aîné met la main sur une boite d’allumettes vous commencez à jeter des regards implorants vers les géniteurs irresponsables mais la plupart du temps ils se contentent de vous ignorer royalement. Ainsi vous vous retrouvez obligé d’offrir un sourire nerveux et figé aux parents pendant que les deux mioches démontent l’appartement sous votre regard impuissant et que votre grand père atteint de la maladie d’Alzheimer a furtivement commencé à beurrer la télécommande…


Ah! En effet, ils seront nombreux les moutons noirs qu’on tente toujours vainement d’oublier.
Rita la trentenaire prof de yoga et nymphomane avec son nouveau mec celui qui porte ses tongs même en plein mois de janvier et qui bouffe bio ..
Il y aura aussi le vieil oncle libidineux qui bien que vous soyez du même sang, ne pourra décidément jamais se résoudre à vous regarder dans les yeux.
Et puis votre neveu kevin , l’ado dépressif qui a viré gothique pendant l’été( ou plus exactement « gotchique » pour plus de renseignement s’adresser à gromovar )celui qui reste au bout la table le regard sombre derrière ses cheveux gras en sirotant un coca ( ouh! le rebelle )
Ou encore Lisa la cousine en plein âge ingrat dont le système pileux semble hors de contrôle et Qui ressemble de plus en plus à une marionnette du Muppet Show.

Bref…


Et puis tout au fond du salon, sur le canapé deux sociopathes plus tellement éclairés ( en tout cas moins que le sapin )
Assise les yeux fixés dans le vague, Brünnhilde avec ses cheveux en bataille et son vieux jean, qui a cette année encore, évité l’ulcère à l’estomac de justesse . Elle mange des chips en repensant à ses Noëls passés car comme tous les amoureux de Baudelaire ( bien qu’elle ne l’avoue pas ) elle pleure son enfance entre deux nuits blanches. A coté d’elle, Wotan se ruine doucement au martini blanc en parlant d’opéra et de peinture. Un des deux morveux passe non loin de lui le visage maculé de gâteau, il lui adresse une moue vaguement dégoûtée et tourne la tête vers sa comparse, ils échangent un sourire en coin. Les choses pourraient être pire, ils pourraient ne s’être jamais rencontrés et alors le monde autour d’eux aurait été beaucoup moins drôle. Épaule contre épaule Ils rigolent intérieurement, comme chaque année, ils vont s’offrir des livres…
Et tout va continuer comme si de rien n’était jusqu’au Noël suivant.



Brünnhilde

jeudi 27 novembre 2008

The Puppini Sisters

The Puppini Sisters




ARGGGG!!! un peu de musique au milieu de cette semaine qui n’est que souffrance contrôles et cartographie .

Un jour où je tournais en rond, je me suis mise à fouiner sur Internet et c’est là qu’elles me sont apparues The Puppini Sisters , oui tout à coup elles étaient là , Marcella, Stéphanie et Kate, semblant sortir comme par magie d’une pub des années 50.
Tout comme leur look de pin-up, leur style musical lui aussi est très rétro, voire même kitch, j’ai accroché à la seconde, que voulez vous, je suis une amoureuse des vinyles et des films en noir et blanc et pour le coup, elles sont en plein dans ce trip là !

Leurs influences ? La musique des années 30-40 avec des groupes comme les Andrews Sisters ou the Boswell Sisters, mais elle se disent aussi sensibles à des chanteurs beaucoup plus proches de nous, comme Tom Waits ou Marilyn Manson .
Des influences assez hétéroclites donc, mais avant tout un album particulièrement riche où l’on trouve d’habiles reprises de vieux standards ( Mr sandman , Tu vuo fa l’Americano ) ou de morceaux plus récents, qu’on prend un réel plaisir à redécouvrir, notamment une version jazz de « I will survive » totalement irrésistible sans parler de « Wuthering Heights » de Kate Bush ( dont j’ai enfin compris les paroles ).

ça vous donne soudainement envie de racheter un transistor et de porter des talons hauts ou des dessous en soie !
( enfin seulement si vous êtes une femme, bien sûr… quoi que peut être que si vous êtes un homme aussi, tout les goûts sont dans la nature…après tout c’est agréable les dessous en soie alors peut être que …. je trouve cette parenthèse embarrassante et exagérément longue, je vais la fermer)

Pour la petite histoire c’est le film Les Triplettes de Belleville qui a donné l’idée à Marcella de fonder le groupe, d’ailleurs leur producteur n’est autre que Benoît Charest.

So , to sump up ( OH YES I SPEAK ENGLISH !) De jolies voix claires avec un vrai sens du swing, qui vous feront chanter et claquer des doigts devant votre ordinateur! Je sais que tout ceux qui connaissent mon don inné pour la chanson doivent frémir d’effroi , mais tant pis.


( PS : elles ont déjà un album derrière elles )

bon je vous laisse une petite vidéo et quelques morceaux à écouter :


















Brünnhilde

mercredi 19 novembre 2008

Je voudrais sans la nommer vous parler d'elle...

oui , je voudrais vous parler d'elle...la filière ES qui se retrouve une fois de plus sur la sellette (C'est elle que l'on matraque,Que l'on poursuit que l'on traque...) bon plus serieusement.

Nous parlons rarement politique sur le blog ( les habitués le savent ) mais là c’est un cas un peu particulier, de plus j’ai l’appui de wotan, donc je me permet de le faire .
on va faire la version courte

Tout d’abord je tiens à poster ce petit paragraphe extrait d’un prospectus fort instructif que deux jeunes enseignants engagés distribuaient ce matin dans le froid , devant mon lycée

En l’état , les SES sont condamnées à mort par la réforme du lycée
  • Dans le projet de réforme de la seconde, préparé dans la plus grande précipitation pour la prochaine rentrée scolaire, l’enseignement des Science ECONOMIQUES ET SOCIALES est écarté du tronc commun des disciplines obligatoires, et relégué au rang d’option semestrielle ( 4 mois de cours ) . Les SES y seront en concurrence avec une quinzaine d’autres disciplines, dont des « modules d’approfondissement » de mathématique, littérature, histoire géographie, science expérimentales,langues vivantes…qui toutes ( à l’exception des langues ) subissent des réductions importantes au niveau des horaires du tronc commun. Autant dire que les SES ne survivront pas longtemps à une telle concurrence !!!! Or comment les élèves choisiraient-ils les SES en première et terminale, s’ils ne les découvrent pas auparavant.?
  • Cette marginalisation programmée des SES est d’autant plus incompréhensible que cette discipline a fait la preuve, depuis quarante ans qu’elle existe, de sa capacité à intéresser un nombres toujours croissant d’élèves ( 31% des bacheliers généraux ), à leur fournir des bases solides pour leurs études supérieures ( les élèves de ES sont les plus nombreux et ont de très bon taux de réussite dans plusieurs filière liées à l’économie ou au social : BTS-DUT, éco-gestion, droit, institut d’études politiques, etc. )


  • Ce que nous voulons


    • En seconde: qu’un enseignement de SES soit donné à tous les élèves pour leur permettre de recevoir une formation équilibrée, et de faire des choix d’orientation raisonnés. Pour cela, il est indispensable d’inclure cet enseignement dans le tronc commun afin de constituer un vrai « pôle de sciences sociales » avec l’histoire-géographie, à égalité avec le « pôle littéraire » (français et deux langues vivantes) et le « pôle scientifique » (maths, physique-chimie et sciences de la vie et de la terre).
    • En cycle terminal: le maintien d’une filière de formation à dominante « sciences de la société » ( comme l’actuelle série ES), où le SES conserveront une place importante, car cette filière assurera aux élèves d’importants débouchés et une bonne réussite dans l’enseignement supérieur.
    • Pour tous les lycéens: La possibilité de pouvoir étudier les SES en option ( cela a existé dans le passé).

      … Parce que la crise financière, la mondialisation, les questions d’emploi, les inégalités posent des questions qui chaque jour interpellent les élèves, et que notre enseignement leur permet justement de mieux comprendre ces réalités.
      … Parce que demain, quelque soit leur profession, nos élèves seront tous des citoyens et que les SES leur donnent les moyens de comprendre les médias et les débats de société.

      Ce que nous pouvons faire ensemble
      A Marseille, à partir de 14h, est organisée une manifestation rassemblant les professeurs de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire et les associations de parents d’élèves. Les professeurs de SES organiseront un cortège spécifique, auquel chacun de vous peut se joindre . La réforme du lycée inquiète également les parents, en particulier d’enfants aujourd’hui en collège. Plus nous serons nombreux à demander au moins un report de cette réforme avec une phase d’expérimentation, plus nous augmenterons nos chances de nous faire entendre.
      Si vous ne pouvez vous joindre à nous le 20, vous pouvez nous soutenir en signant la pétition pour la défense des SES en ligne sur le site de l’Association des professeurs de Sciences Économiques et sociales :
      http://www.apses.org/


    ( aller signer une pétition ça prend pas 5 minutes !)

    Personnellement je ferai partie de ceux qui iront user le pavé demain après midi. Je vais pas m’étendre ni sortir les violons , tout ce que j’ai à dire c’est que si mes profs de SES ne m’ont jamais enseigné l’amour de l’entreprise, ils ont au moins le mérite de m’avoir fait mieux comprendre la société dans laquelle je vis ( sans parler de ce que certains enseignants vraiment passionnés peuvent vous apporter humainement.) , il me semble que c’est déjà bien .
    N’en déplaise à certains, les SES ne sont pas là pour vous mettre des œillères mais au contraire pour vous les enlever .

    juste pour le plaisir :


    Découvrez Georges Moustaki!

    Brünnhilde

    samedi 15 novembre 2008

    Depuis qu'elle est en cloque…




    Juno Réalisé par Jason Reitman


    Résumé (allociné) : Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage


    Jason Reitman le retour !! Après mon ( merveilleux ,incroyable, désarmant ) article sur « thank you for smoking » je m’en vais reparler du réalisateur et d’un de ses films les plus récents , une comédie geek, drôle et totalement décalée : « Juno »

    Reitman comme dans « Thank you for smoking » accorde une fois de plus beaucoup d’importance au générique de début qui est fait cette fois-ci sous forme d’un petit dessin aminé avec des photos colorisées sur une musique de Barry Louis Polisar un chanteur méconnu qui semble tout droit sorti d’ « O’brother » . Dés le départ on sent qu’on a mis les pieds dans un film original , ce qui n’est pas toujours forcement le cas des long-métrages sur les adolescents dont nous bombarde quotidiennement le cinéma.


    Donc, Un jour où elle s’ennuie, Juno décide de coucher avec son meilleur ami Bleeker ( sorte de créature asexuée portant des shorts jaunes fluo ) et quelques semaines plus tard … « Papa maman je suis enceinte… »
    A la grande surprise de ses parents et de sa meilleure amie ( une pom-pom-girl un brin irresponsable ) elle choisit de garder l’enfant .
    Et c’est là que ça aurait pu mal virer en tombant dans le sacro-saint discourt puritain à l’américaine ( limitons les avortements because in god we trust ) mais heureusement on comprend vite que sa décision est un choix personnel, plus motivé par des valeurs humaines que religieuses. En cherchant à faire adopter son bébé elle va tomber sur Marc et Vanessa qui, à première vue ,ont tout du couple de rêve ( façon pub pour le dentifrice ou les assurances ), on retrouve Jennifer Garner très touchante dans son rôle de femme en mal d’enfant cherchant constamment à maintenir un équilibre dans sa vie, malgré ce sentiment de vide qui la ronge depuis de nombreuses années et son mari qui a du mal à rompre avec ses rêves de jeunesse.



    On rentre dans ce film comme dans un bain chaud et on s’attache tout de suite à Juno avec sa jolie bouille, son franc parler et ses vieilles baskets . C’est une jeune fille atypique qui tente tant bien que mal d’être en accord avec ce qui lui semble juste sans prêter attention aux regards en coin et aux murmures douteux . C’est une facette de la jeunesse peu exploitée au cinéma comme je le disais plus haut, on est pas dans le cliché bancal du genre « stacey qui déprime à mort par ce que kevin sort avec Mandy » , c’est une histoire émouvante et drôle qui montre avec pudeur cette période d’ennui et de doute qu’est souvent l’adolescence , étrange parcelle de vie broyée entre l’enfance et l’âge adulte. La jeune héroïne avance donc de façon un peu hésitante et naïve, rencontrant successivement espoirs et désillusions en tentant de façon parfois maladroite de mettre des mots sur ses sentiments .


    Sous les traits de l‘héroïne en cloque , il y a Ellen page que j’avais remarquée pour la première fois dans Hard Candy ( un film habile et dérangeant sur la pédophilie ). Ce qu’elle a fait de Juno vaut le détour, on voit bien qu’elle a saisi toute les possibilités du personnage . Sinon on retrouve J.K. Simmons déjà présent dans « Thank you for smoking »qui comme toujours fait un super boulot , il fait partie de ces seconds rôles qu’il est toujours bon de retrouver au détour d’un film .Cette fois ci Jason Reitman n’est pas scénariste c’est une certaine Diablo Cody qui s’y colle, ancienne stripteaseuse repérée grâce à son blog .


    Bien filmé , plein de couleurs, de fraîcheur et de bonnes répliques. La bande son est fantastique , fatalement c’est que du folk , en résumé un film aigre doux avec de vrais moments de poésie.



    JUNO
    envoyé par Lesrenards




    Brünnhilde

    mercredi 5 novembre 2008

    Tristan et Isolde à Bastille


    Tristan et Isolde,
    Richard Wagner

    Orchestre et Choeurs de l'Opéra de Paris
    Direction : Simon Bychkov

    Mise en scène : Peter Sellars
    Vidéo : Bill Viola

    Tristan : Clifton Forbis
    Isolde : Waltraud Meier
    Brangäne : Ekatarina Gubanova
    Marke : Franz Josef Selig
    Kurwenal : Alexander Marco-Buhrmester
    Melot : Ralf Lukas


    Du 30 octobre au 3 décembre - Opéra Bastille.



    Une ancienne production reprise ici certainement pour la dernière fois à Paris, il ne fallait pas la rater ! Et puis mon premier Tristan en live, je m'en souviendrai...

    La mise en scène est donc bien connue du public (ce qui ne l'a pas empêché de huer Sellars à la première...) et fait toujours autant d'avis partagés. Personnellement, j'ai globalement beaucoup aimé : le principe est de diffuser en fond de scène, sur un énorme écran, des vidéos censées plus ou moins illustrer l'opéra, tandis que la mise en scène est des plus minimalistes (décors noirs, costumes sobres, très peu de mouvements de la part des acteurs).
    Petite réserve pour certaines parties vidéos qui collaient plus ou moins bien avec ce qui se passait sur scène et happaient parfois complètement l'attention : les réalisation les plus "figuratives" en fait (acteurs représentant Tristan et Isolde), alors que dès que ça tombe dans l'esthétique quasi-abstrait ça fait de merveilleuses toiles de fond qu'on ressent sans pour autant avoir les yeux rivés dessus. La présence de l'eau dans toute les vidéos est très intéressante, et traduit bien le livret qui est souvent très lié à la mer et aux flux et reflux de la sublime musique de Wagner. Mais pendant tout le premier acte (là où j'ai le moins aimé les vidéos) j'ai trouvé que suivre la vidéo, la scène et les sur-titres demandait un effort de concentration tellement intense qu'on finit invariablement par occulter l'un des trois. Sur scène, ça reste très statique mais finalement tant mieux, ça fonctionne bien, ça n'a pas besoin de bouger dans tous les sens. De toute façon avec la vidéo en plus ça aurait été infernal. Quelques solutions scéniques aussi ne m'ont pas trop convaincu (arrivées et départs de Tristan et Kurwenal au I, carrés de lumière pour illustrer des pièces, absence quasi totale d'accesoires donc Kurwenal qui tue Marke à mais nues) et qui, dans cette même logique d'épuration extrème auraient pu être mieux rendus selon moi, mais ça reste des détails.

    Pour ce qui est des chanteurs, la distribution était plutôt idéale :
    Forbis en Tristan peu subtil au premier acte, aux aigus un peu criards, mais qui se fait beaucoup plus nuancé au fil du spectacle. En fait c'est même lui plus que Waltraud Meier (une chanteuse dont je suis profondément amoureux) qui m'a fait verser la larmichette pendant le duo du deuxième acte. Bon, Meier c'était évidemment merveilleux, mais je ne l'ai pas trouvé si fatiguée que ça contrairement à ce qu'on entend partout à cause de son âge, il manque certaines notes aigues (elle est mezzo-soprano au départ mais a souvent donné des rôles de soprano comme Isolde) mais on sent qu'elle les tente en sachant très bien qu'elle ne les aura pas, et finalement ça repart. Elle ne se lâche pas complètement mais je ne l'ai pas sentie dans l'économie, ni dans le manque de moyen, juste une incarnation un peu moins enflamée que ce qu'elle a pu donner mais tout aussi convaincante et envoûtante. Vraiment, c'est extrèmement émouvant de l'entendre en vrai, avec son timbre si chaleureux, son phrasé et sa diction si spéciaux... on ne peut qu'être sous le charme !
    (En plus je suis allé la harceler à la fin de spectacle pour avoir un autographe, je ne vous raconte même pas à quel point je tremblais...)
    Egalement des Marke et Brangäne (ses appels au II !) vraiment magnifiques, de belles découvertes, Kurwenal aussi dans une moindre mesure, ils campent tous parfaitement leurs roles un peu plus secondaire.

    La direction d'orchestre de Bychkov m'a semblé tout à fait réussi, peut être pas aussi tourmentée et puissante qu'on pourrait l'attendre, quelques manques de clarté parfois, mais en plus l'orchestre est magnifique, c'était vraiment très coloré (mais j'avoue que mon attention sur l'orchestre précisément s'est un peu estompée pendant la soirée).

    Bref, j'ai passé vraiment une soirée magnifique, je compte bien y retourner (deux ou trois fois, eh oui je ne m'en lasse pas ^^) donc je préciserai ou contredirai sûrement quelques élément dont je parle trop rapidement ici !


    Ici une petite vidéo où Gérard Mortier, le directeur de l'Opéra de Paris, présente un peu le spectacle, puis un extrait avec la mort d'Isolde (aux alentours d'1:20 pour les impatients). Ecoutez-moi ça, il faut vaiment ne pas avoir de coeur pour ne pas trouver ça beau...


    Wotan

    vendredi 24 octobre 2008

    Vicky Crisitina Barcelona




    Résumé (allociné ) : Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...

    Ahhhh ! Woody Allen , et oui chers lecteurs , je suis de celles qui craquent pour le petit réalisateur new-yorkais . Il faut dire qu’il ne m’a jamais déçue, que ce soit le Woody Allen Étasunien avec des perles comme Manhattan ou Annie Hall ou celui de ses récentes expériences Européennes, je ne me suis jamais sentie abandonnée ou trahie, l’homme à lunettes traverse le temps sans perdre pour autant son originalité et sa verve satyrique .
    Bon parlons du film, le titre est le meilleur résumé qu’on puisse faire, Vicky Cristina Barcelona, deux jeunes femmes qui partent le temps d’un été se perdre dans les rues d’une ville étrangère : Barcelone! qui est d’ailleurs magnifiquement filmée , on reconnaît bien là le grand sens de l’esthétique du réalisateur qui nous offre des images et des couleurs toutes plus magnifiques les unes que les autres.
    Dés les premières minutes du film, une voix off nous présente successivement Vicky la fille rationnelle et méthodique et Cristina l’artiste en friche à la recherche d’amour passionnel .


    Alors que dans les précédents films ( Scoop, Match point ) Scarlett Johansson crevait l’écran, dans celui-ci c’est Pénélope Cruz qui éclate littéralement dans le rôle de Maria- Elena l’amante sulfureuse et torturée. Elle nous offre sur la toile un personnage sur le fil du rasoir, oscillant constamment entre un désespoir profond et un bonheur aussi violent que passager. Mélange tragique et éclatant d’émotions et de couleurs, à l’image de Barcelone.


    En face de toutes ces femmes, un seul homme ( mais quel homme !!) Javier Bardem tout en voix chaude et en violence contenue , inutile de préciser que sa relation brûlante avec Pénélope Cruz donne au film tout son piment et tout son relief . Deux êtres incapables de vivre ensemble mais pour qui la séparation est une souffrance insoutenable ( ça m’a rappelé un poème de Neruda dont j’ai oublié le nom, "âpre amour, ma violette à couronne d’épines" …)

    Alors bien sûr, je vais tout de même un peu nuancer ma critique ( si si , je peux nuancer , je le peux ) pour ceux qui ont du mal à adhérer au cinéma du réalisateur, il est vrai qu’on retrouve encore une fois en Vichy et Cristina ces personnages angoissés et névrosés toujours plongés dans une sorte d’indécision constante qui est la marque de fabrique, la plupart du temps, des personnages « woodyallénien », néanmoins ce vague sentiment de déjà vu n‘a en rien gâché mon plaisir .
    Ainsi Woody Allen évoque des sujets comme l’adultère, la polygamie ou plus généralement les relations amoureuses, sans jamais tomber dans le gros cliché bien indigeste. Il y a de l’humour, de la finesse , du sexe, de l’ulcère à l’estomac,de la passion bref tout ce qu’on aime ( ou qu’on déteste ) chez le lubrique réalisateur à lunettes.
    Ajoutez à tout ça, une bande son envoûtante, pleine de guitares espagnoles, qui colle parfaitement aux sentiments des protagonistes et le tour est joué.

    Il est possible que mon amour aveugle (ou plutôt myope ) pour le réalisateur me rende totalement partiale…mais j’en doute , un bon film est un bon film et celui-ci est vraiment un régal .






    Brünnhilde

    mardi 14 octobre 2008

    Le maître des illusions



    Le maître des illusions - Donna Tartt





    resumé : Introduit dans le cercle privilégié d'une université du Vermont, un jeune boursier californien s'intègre peu à peu à un petit groupe d'étudiants de la grande bourgeoisie. Il découvre un monde insoupçonné de luxe, d'arrogance intellectuelle et de sophistication, en même temps que l'alcool, la drogue et d'étranges pratiques sataniques. très vite, il préssent qu'on lui cache quelque chose de terrible et d'inavouable, un meurtre sauvage et gratuit qui l'entraîne, lui et ses camarades, dans un abîme de chantage, de trahison et de cruauté."


    Sans hésitation LE LIVRE qui a marqué mon mois de septembre ( oui, désolé Michel Houellebecq , pardon Steinbeck et Aragon ) et le début de mon mois d’octobre . C’est vraiment une chance inouïe que je soit tombée sur ce bouquin, il n’est pas récent et je ne pense pas qu’ il ait fait un grand bruit lors de sa sortie . Mais pourtant j’ai eu la chance qu’il atterrisse dans mes mains, il faut dire qu’ il avait tout pour me plaire .
    La langue et la civilisation grecque ont toujours exercé sur moi une sorte de fascination mystérieuse, souvenir d’un prof d’histoire féru de mythologie et de citations d’Aristote ( ah! la sixième ) .



    Quand j’ai eu vent de l’existence « du maître des illusions » je me le suis procuré sur l’heure, de retour chez moi je me suis assise dans un coin de ma chambre et j’ai littéralement englouti les 200 premières pages .
    J’ai tout de suite été séduite par ce groupe de jeunes étudiants cultivés qui passaient le plus clair de leur temps, perdus dans les vapeurs d’alcool et la littérature classique.
    Henry riche à millions et extrêmement érudit, qui vous glace d’un regard et balade sa silhouette sombre et imposante dans les allées du campus, Francis raffiné et piquant avec ses allures de dandy et son pince nez, Charles et Camilla les deux jumeaux éthérés aux relations ambiguës et Bunny avec ses vestes usées et son rire reconnaissable entre mille …
    On les découvre au début du livre à travers les yeux de Richard et il est dur de ne pas partager son enthousiasme, de ne pas vouloir intégrer ce petit groupe fermé, cette bulle extérieure au temps, qu’ils se sont inventé pour se couper d’un monde qui de toute façon ne les intéresse pas .
    Mais comment parler des personnages sans évoquer Julian, le charismatique et mystérieux professeur de grec . J’avoue, je suis « tombée amoureuse » du personnage dés les premières pages, Julian a tout du mentor rêvé : brillant et magnétique, plongé constamment dans une sorte de flou assez attirant et déroutant ( malsain ? ).



    Mais surtout il est le lien qui les unit tous, celui qui les fait se réunir chaque jour au Lyceum autour de tasses de thé, pour évoquer Homère, les orgies dionysiaques , la vie éternelle.
    Voilà la toile de fond, voilà ce qu‘ils sont au tout début du livre, car les choses vont changer. Un soir une Bacchanale dans la forêt du Vermont, un acte motivé certainement par un mélange d’ennui et de curiosité, encouragé par un professeur qu’on a de plus en plus de mal à situer à mesure que l’histoire avance et tout leur petit monde, tout ce semblant de stabilité, le cadre familial qu’il avait tenté de se recréer lors de leurs week-end dans la maison de campagne de Francis va lentement se désagréger sous le regard d’un Richard ( et d’un lecteur ) totalement impuissant. Le sang entraîne le sang et Bunny a tort de sous estimer ses compagnons, le chantage est une spirale infernale.

    Les masques vont tomber, les secrets vont être révélés, de souffrance en déception on découvre ce qui se cache derrière la façade de luxe et d’arrogance : la manipulation , l’égoïsme, la perversité …. Le désespoir ?
    L’histoire est captivante Donna Tartt réussit avec brio à nous tenir en haleine durant les 700 pages et nous fait même regretter qu’il n’y en ait pas plus .
    Je ne saurai trop vous conseiller de lire ce livre, d’aller par vous-même faire la connaissance de ces personnages, de les aimer ou de les détester, de les comprendre ou de les juger. Moi, ils m’ont accompagné pendant deux semaines et je ne le regrette vraiment pas. D’ailleurs, même encore maintenant, quand mon esprit vagabonde et que la lumière baisse un peu, j’ai toujours l’espoir fou de croiser l’un d’entre eux au détour d’un couloir, marchant d’un pas décidé avec un livre de grec ancien sous le bras .



    Brünnhilde

    dimanche 12 octobre 2008

    oh oh working together !



    Aha! Voilà de quoi bien entamer le mois d’octobre, le petit post musical.
    pour tous les amateurs de piano, aujourd’hui je vais parler de : Chilly Gonzalez ! Alors, si je vous dis : "Uber Alles", "The Entertainist" , "Presidential suite" ou "Solo piano" ….rien? Pourtant ce sont les quatres premiers albums du dit Gonzalez ! Ce serait dur de résumer tout ce que cet espèce de dingue subversif a réussi à fourrer dans quatre CD tant les frontières entre les styles se mêlent et se confondent pour notre plus grand plaisir !
    Comme quoi, ça sert de traîner tard la nuit sur les sites de musique pas nets, on tombe toujours sur des originalités.
    Donc 4 albums me direz vous! Alors pourquoi avoir attendu tout ce temps pour faire un article ? Et bien parce que le grand canadien revient sur le devant de la scène avec un nouvel album « soft power »! Léger et entraînant, on a l’impression étrange d’être projeté soudainement en plein cœur des seventies avec des morceaux comme « slow down » ou « let’s ride » , le petit plus de cet album, à mon avis, c’est qu’on sent bien que solo piano n’est pas loin .
    Parce que chaque chanson et chaque note est un plaisir bien particulier, faites-lui confiance !
    Pour ceux qui ne connaissent vraiment pas et qui aimeraient se familiariser avec le personnage, "présidentiel suite"vaut vraiment le coup ainsi que le DVD "Major from. Minor ".
    Tu vois Wotan, pour une fois que je commence une phrase par piano et qu’elle ne se finit pas par Scott Joplin ou Jerry Lee Lewis …





    Je vais finir ce message par un truc particulièrement stupide que j’ai découvert cet été. .
    Vous aimez Brassens, vous aimez Daft Punk ? Alors vous vous êtes sûrement déjà posé la question, mais que se passerait-il si Brassens chantait du Daft Punk ?
    ….Non ? Bon, un groupe originaire de Sète (aha?) se l’est posée pour vous , La Pompe Moderne ( anciennement appelé the Brassens ) reprend en effet des morceaux qu’on aurait du mal à associer à l’univers de leur idole , un exemple avec « Harder, Better, Faster, Stronger » de Daft Punk rebaptisé pour l’occasion en “Plus Dur, Meilleur, Plus Rapide, Plus Fort”…


    Découvrez La Pompe Moderne!


    C’est tout simplement inutile mais assez drôle en fait : )
    ( Merci Pierre pour ce genre de conneries)


    Brünnhilde

    mardi 30 septembre 2008

    Des souris et des hommes


    Des souris et des hommes de John Steinbeck


    Ah! Qu’écrire, que dire sur un livre comme ça . Court mais poignant, tout en simplicité, Steinbeck nous livre cette histoire sans détours ni jugements .


    L’amitié entre George le débrouillard et Lennie le géant simple d’esprit est aussi improbable que touchante et c’est avec un plaisir presque enfantin que je leur ai emboîté le pas sur les chemins qui les menaient toujours plus au sud, loin de Weed. Et perdue au milieu des descriptions de Steinbeck, il me semblait que leur décor et leur histoire devenait peu à peu la mienne si bien que quand George parlait de cette petite ferme, ce lopin de terre qui serai à eux, j’arrivais à l’imaginer assez distinctement .


    Bien que le dénouement semble inévitable et flotte au dessus de nous tout le long du roman, je me suis surprise plusieurs fois à le repousser violemment comme si je pouvais d’une manière ou d’une autre empêcher l’inévitable ( la fin du livre, la fin du voyage, la fin du rêve ).
    Car outre l’histoire des deux saisonniers, le rêve est l’un des principaux thèmes du livre, toute ces choses que nous gardons en nous et qui nous font avancer aussi utopiques soient-elles .
    Une maison quelque part … un endroit où Lennie pourra s’occuper des lapins (George le lui a promis ), un potager, une vache, un poêle pour quand viendra l’hiver, le bruit de la pluie sur le toit … peu importe que leur rêve soit irréalisable, il les réunit .


    Il y a dans ces pages quelque chose de brutal qui vous touche en plein cœur, une trace indélébile, toute la cruauté et la banalité de l‘existence.
    Le livre semble durer à peine le temps d’une seconde, Steinbeck nous parle d’humanité, de courage, d’amitié, de différences… comment est-il possible de faire tenir autant de choses en si peu de pages .
    C’est étrange mais parfois ce sont les histoires les plus simples qui vous restent.


    Brünnhilde

    dimanche 28 septembre 2008

    Le fait du prince - Amélie Nothomb


    - Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l’hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l’appui, que l’individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.



    Bon début, n'est-ce pas ?

    Mais difficile de parler de la fameuse Amélie Nothomb qui, à chaque rentrée, provoque son lot de critiques diverses ; entre les fanatiques désespérément ravis, les amateurs constamment frustrés et les érudits dubitatifs.
    Une chose certaine ressort de tout cela : Le fait du prince est loin d'être son meilleur livre.
    Je ne pourrais pas me situer entre les trois catégories, et je n'ai pas la prétention ni d'en représenter le juste milieu ni d'en faire la parfaite synthèse, mais simplement d'y apporter mon avis partagé.

    J'avais beaucoup aimé ses deux derniers livres, Ni d'Eve ni d'Adam et Journal d'Hirondelle, avec une mention spéciale pour ce dernier où je trouvais que son écriture devenait de plus en plus singulière, extrèmement pure, certaines pages filrtant presque avec de la poésie en prose, en totale fusion avec le fond, cette histoire fascinante et quasi-hallucinatoire. Son livre suivant m'avait convaincu que son écriture avait véritablement mûri et annonçerait d'autres chefs-d'oeuvres. J'avoue avoir été un peu déçu en constatant le contraire. Non pas que ce soit mauvais, mais j'ai trouvé qu'elle renouait avec le type d'histoire du genre de Mercure, Les Catilinaires ou Acide Sulfurique.

    Ça reste donc très correct, mais je m'attendais à suivre une véritable évolution. Ici, comme l'extrait présenté au début le suggère, une situation insolite, proche de l'absurde, des personages énigmatiques aux réactions inattendues, une intrigue qui tourne vite à l'invraisemblable, puis au déjà vu, et une fin étonamment attendue, un peu nunuche, jolie mais inconsistante. Passée la moitié du livre, la suprise vient de l'absence de surprise. Le personnage principal s'interrogeant sur toutes les éventualités du futur, on a l'impression que l'auteur sabote elle-même son intrigue en en enlevant toute spontanéité. On eût pu espérer qu'elle profite de son style si efficace pour décrire la situation d'immobilité complète (comme elle a pu le faire dans Ni d'Eve ni d'Adam). Non : on y passe aussi vite que sur tout le reste, avec un refus du moindre développement qui commencerait presque à agacer.

    Bref, le récit est tout de même bien mené, l'histoire est assez prenante et il y a toujours cet humour un peu grincant qui lui est si particulier, mais j'ai eu un réel sentiment de retour en arrière, un peu comme si Amélie Nothomb signait un nouveau livre parmi d'autres, un peu baclé et qui ne fera pas trop de vagues. Et toujours cette impression, qui finit par être caricaturale, que dans chacun des livre elle ne peut s'empêcher de parler d'elle-même. Ce côté complaisemment égocentrique est assez fascinant, mais je préfère lorsque c'est fait de manière franche, dans ses ouvrages autobiographiques, plutôt que de distiller plus ou moins adroitement dans chaque roman quelques bribes d'un personnage énigmatique.

    J'epère donc qu'elle nous livrera l'année prochaine quelque chose de plus neuf, ou bien le dangereux sentiment de lassitude générale finira par se faire sentir...


    Wotan

    mercredi 17 septembre 2008

    Thank you for smoking


    Thank you for smoking
    Réalisé par Jason Reitman


    resumé (allociné) : Lobbyiste séduisant et ambitieux, Nick Naylor met son charme, son talent et son sourire carnassier au service de la société Big Tobacco pour contrer les ravages de la politique de prévention contre le tabagisme.De conférence de presse en talk-show télévisé, il défend l¹indéfendable, mais a du mal à convaincre son ex-femme qu¹il peut être un père modèle pour son fils.

    Ahhhh! qu’il est bon de flirter avec le cinéma indépendant américain ! Surtout quand il est le berceau de films comme « Thank you for smoking ». Pour ceux qui viennent régulièrement sur le blog ( que dieu , si il n’est pas encore en train de regarder ailleurs, les bénisse eux et leur descendance ) j’avais déjà évoqué ce titre lorsque j’avais parlé d’Aaron Eckhart dans « The Dark Knight » .
    Premiere chose à dire avant de commencer, c’est le premier film du jeune réalisateur Jason Reitman ( qui dans ce cas est aussi scénariste ) il nous a plus récemment offert « Juno ».


    Quand un humour décapant se met au service de la dénonciation, ça donne tout de suite quelque chose d’intéressant, c’est ainsi que l’on se retrouve projeté dans la vie de Nick Naylor, un lobbyiste sans foi ni loi, aussi talentueux que détesté qui jongle entre télé et conférences de presse non sans un certain panache .
    Aaron Eckhart campe ici un personnage particulièrement charismatique et drôle; à part quelques gens trop bien pensant (qui auront vite fait de jeter de l’eau bénite sur leur téléviseur après les quinze premières minutes du film) les autres, comme je l’ai fait avec joie; prendront un réel plaisir à découvrir l’univers de cet irrésistible « marchand de mort » ( comme il se surnomme lui-même ) qui se promène un peu partout en Amérique avec rien de plus sous le bras que son culot et sa licence de grande gueule .


    « Mickael Jordan joue au basket , Charles Manson tue des gens , moi je parle , à chacun son talent »


    Le casting est en béton et m’avais déjà interpellée avant même d’avoir vu le film, les personnages qui gravitent autour de Nick sont tous aussi géniaux que lui ( c’est incontestablement un des points forts du film ). Que ce soient ses deux seuls amis ( lobbyistes eux aussi avec qui il a des conversations franchement excellentes !) interprétés par Maria Bello et David Koechner , Katie holmes en journaliste canon et arriviste ( comme quoi ! ), William H. Macy le sénateur écolo transpirant le politiquement correct ou Robert Duval qui alterne entre cigare et respirateur, le résultat vaut le détour !

    Encore une fois, voilà un film qui a eu bien peu de publicité, je suis tombée dessus par hasard ( un peu comme « Side Way » ).
    Donc en résumé un long métrage intelligent ( youpi), impertinent ( Reyoupi) , drôle ( je vous épargnerai le « Rereyoupi » ) et surtout diablement efficace !
    A ranger donc dans les films franchement jouissifs !


    Et comme dit toujours Nick à son fils : « quand on sait argumenter , on n’a jamais tort » .



    Plus d'infos sur ce film

    Brünnhilde

    mardi 16 septembre 2008

    Dorothy


    Dorothy


    Réalisé par Agnès Merlet.


    resumé (allociné ) : La psychiatre Jane Morton est envoyée au sein d'une communauté recluse dans une petite île au nord de l'Irlande. Elle doit étudier le cas de Dorothy Mills, adolescente accusée de tentative de meurtre sur un bébé. Alors qu'elle vient en aide à Dorothy, la psychiatre tente d'affronter ses propres démons et d'éclaircir le secret qui hante la communauté.



    Oui , j’avoue , En voyant l’affiche et la coupe de cheveux de Dorothy, je m’attendais à un film d’horreur. C’est d’ailleurs pour ça que j’hésitais un peu à aller le voir dans une grande salle obscure ….mais bon Wotan était avec moi ( d’ailleurs cet article a été écrit à deux ) et l’histoire m’intriguait beaucoup, donc je me suis laissée tenter !
    Le première chose à dire sur le film, c’est que ce n’est pas un film d’horreur ( rien à voir avec l’exorciste ou the ring ) c’est un film d’angoisse, d’ailleurs tout y est angoissant, le lieu où se déroule l’intrigue, les personnages, le temps, l’histoire, les coupes de cheveux ( surtout les coupes de cheveux ) . Angoissant donc, même glauque à certains moments, si bien qu’on se demande comment la psy se débrouille pour ne pas plier bagages dès les premières minutes du film !
    En très gros donc, c'est une histoire de schizophrénie, une psychiatre qui va dans un petit village irlandais où une jeune fille a violenté un enfant qu'elle gardait. Au fur et à mesure on comprend qu'elle abrite plusieurs "personnages", on pénètre également l'esprit de la psychiatre qui va devenir de plus en plus fragile.
    L'ambiance oppressante du village fermé sur lui même, avec des habitants très croyants, violents, secrets, est parfaitement rendue.
    Jusqu'ici c'est un thème vu et revu , oui le morcellement de la personnalité est un sujet sur lequel le cinéma a déjà pas mal tiré , mais l'intrigue est bien ficelée et le film se termine sur un espèce de doute quand à l'état psychique de la fameuse Dorothy. Ca peut agacer mais en tout cas c'est assez original. De plus une fin trop tranchée n’aurait jamais vraiment pu être cohérente, Le doute c’est d’ailleurs un des points forts de « Dorothy » vu qu’il nous tenaille tout au long du film, le spectateur devient méfiant et ça c’est une bonne chose .
    Les acteurs sont en plus excellents, à commencer par Jenn Murray dans le rôle titre, elle réussit à se métamorphoser de façon époustouflante, seul le doublage français dessert parfois son jeu. La psychiatre de Clarice Van Houten est évidemment moins impressionnante mais subtile et très convaincante (même si parfois on aimerait lui dire de se bouger les fesses...) C'est plutôt bien filmé, il y a de très belles images (jeux de miroirs), mais par contre le montage est assez grossier, rien de véritablement mauvais mais c'est dommage.
    Bref, c'est un film qui ne restera sans doute pas au panthéon du Cinéma mais dont on parle trop peu, vu sa qualité comparé aux blockcbusters dont on nous bombarde sans arrêt.Un huis clos étouffant et efficace !


    Brünnhilde und Wotan

    jeudi 11 septembre 2008

    Chronique d'une haine peu ordinaire n°6

    La tarte aux poires

    J’ai été il y a encore peu de temps, témoin d’une conversation très animée entre deux de mes voisins qui se plaignaient de l’arrivée depuis quelques années de familles dont le nom n’était apparemment pas assez français ( ohhh quel honte! ) dans notre résidence ! Je suis outrée d’entendre des hommes de cet âge parler de telles futilités alors que sur notre terre il y a des sujets bien plus graves !
    Dites moi, ne trouvez vous pas que la tarte aux poires est une pâtisserie contre nature ? Ne vous sentiriez vous pas fiévreux et coupable en incorporant dans l’onctueux mélange autre chose que cette bonne vieille pomme ?
    Est-ce que cette idée ou même l’idée d’avoir cette idée ne fait pas remonter en vous des peurs qui datent de l’enfance ?
    En effet dans le monde cruel et sans pitié qu’est celui de la tarte, la pomme possède depuis des années un incontestable monopole . Si bien que tout autre tarte semble comme étrangère dans nos garde-manger, une sorte de pièce rapportée , un peu comme si tout à coup Hervé Gaymard se retrouvait dans un studio.
    Ancrée dans notre socialisation primaire, confirmée sournoisement par notre socialisation secondaire, chacun de nous porte en lui la terrible certitude que le mot tarte ne serait jamais vraiment lui-même si on ne lui accolait pas le mot pomme.
    Ainsi des générations de mères lobotomisées ont pendant des années inondé leur marmaille de la dite tarte.
    Comme le disait Bourdieu: « les dominés deviennent ainsi artisans de leur propre domination ». C’est ainsi que beaucoup de nos génitrices se sont retrouvées traumatisées à vie lorsqu’elles rataient le divin dessert. Elles devenaient des ratées,des marginales, des lépreuses, ou pire, des communistes!
    Et malheur aux femmes qui s’accoquinaient avec la tarte aux poires ( ou la tarte aux fraises ) , elles auraient été tondues.
    Jamais dans un conte pour enfant, une maîtresse de maison digne de ce nom ne daignerait servir à la chair de sa chair un dessert aussi abject que la tarte aux poires. Alors oui! J’en entend déjà dire: « mais moi j’aime bien la tarte aux poires, surtout avec du chocolat ». Ah! C’est bien la preuve que la tarte aux poires ne se suffit pas à elle-même!!!!! Comme ces putains qui se maquillent trop, elle a besoin d’artifices pour cacher toute l’horreur de sa vraie nature!!!!!!! Hum hum bref venez à moi fidèles partisans de l’éradication de la tarte aux poires , exterminons cette aberration pâtissière afin de revenir a une race de tarte pure ! OUI !!!!Que chaque homme puisse enfin regarder l’avenir sans crainte de voir apparaître un jour au détour de sa petite vie une quelconque forme de différence …

    Article désapprouvé par Wotan qui se sent honteux ne n'avoir pas fait manger à Brünnhilde les tartes à la poire de sa mère sans quoi elle n'écrirait des inepties pareilles...

    Brünnhilde

    jeudi 28 août 2008

    The Dark Dark Dark Knight





    The Dark Knight réalisé par Christopher Nolan
    Résumé (allociné ) :
    Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...


    Je ne parlerai pas vraiment du film lui-même car il est dur d’en parler sans révéler des parties importantes de l’intrigue, je préfère me concentrer sur le personnage du joker puisque de toute façon c’est lui qui fait le film. C’était déjà le cas en 89 dans le Batman de Tim Burton .Car oui , Comme je veux parler du joker, j’évoquerai bien evidemment la prestation de Jack Nicholson , d’abord par ce qu’elle est incontournable et à voir absolument ensuite par ce que la comparaison des deux personnages est franchement intéressante.


    Le joker que Tim Burton nous proposait était bien plus coloré, bien moins réel , Nicholson l’avait avec brio arraché aux pages de son comics , plein d’humour noir ( dénonçant au passage les vices de notre société ) et avec un certain panache, le personnage bien que réellement inquiétant fait nettement moins peur que ce que l’on peu voir dans « The Dark Knight ». Pour le coup, Ledger change totalement de registre et donne vie à un Joker bien plus humain , plus proche de nous, tellement proche qu’il nous met même mal à l’aise . Ce joker là semble venir tout droit de nos cauchemars, c’est une main sortie de sous un lit, saisissant notre cheville quand nous tentons de fuir. Nolan se concentre sur l’homme derrière le maquillage , sa psychologie. C’est un psychopathe , un sociopathe , le résultat d’une enfance malheureuse , d’une vie brisée qui a conduit un homme à la folie. Ce Joker ne nous est pas inconnu, il est le mal que chaque être humain porte en lui .C’est un sadique , faire naître la souffrance ou la peur chez ses victimes est encore bien plus jouissif pour lui que de les tuer , il nourrit d’ailleurs une réelle passion pour les couteaux alors que chez Burton, le joker est plutôt branché arme à feu ( un détail peu être en apparence mais si on s’y penche de plus près, on sait que les tueurs en série préfèrent en général l'arme blanche ou leurs mains, pour être plus proche de leurs victimes.)


    Pour vraiment définir les deux personnages je dirai: Le joker de Nicholson faisait le mal, celui de Ledger est le mal .


    En plus le casting du film est un vrai régal, Christian Bale qui m’avait bluffé dans « Rescue Dawn », Maggie Gyllenhaal bien plus supportable et intéressante que ne l’était Katie Holmes , Gary Oldman qui depuis le film Léon reste pour moi un des meilleurs et enfin Aaron Eckhart ( à voir absolument dans « Thank You for Smoking ») .
    Sinon Que dire d’Heath Ledger, que dire ? Après le film je n’arrivais pas à trouver les mots , c’est quelque chose de grandiose , c’est quelque chose d’immense et d ‘effrayant. C’est dans des moments comme ça que l’on se rend compte que le cinéma a perdu, en plus d’un garçon de 28 ans, un acteur de grand talent.




    Le joker a-t-il tué Ledger ( les conditions du tournage ayant été plutôt épuisantes pour le jeune homme ) …Je ne serai pas tellement étonnée que ce soit le cas, peut être que c’est quand le rôle tue l’acteur qu’on peut commencer à parler de génie .
    Là où Burton a joué l’excès ( et pour ça Nicholson est brillant) Nolan offre quelque chose de moins clinquant, de plus dépouillé.
    Le Gotham de Tim Burton a quelque chose d’intemporel , d’irréel , c’est une bulle sur laquelle rien n’a de prise ( c’est ce qui fait je pense, que le film ne vieillira pas ) encore un fois on est plus proche de la BD .Chez Nolan on est face a un Gotham beaucoup plus ancré dans la réalité , donc plus sombre, fatalement!



    Les deux films sont à voir chacun pour des raisons différentes.





    Brünnhilde

    dimanche 17 août 2008

    Let me be gone




    Gogol Bordello




    Dans sa chanson Barbara veut que Pierre ( son Pierre ) aille lui chercher du bois ( parce qu‘il commence à faire froid iciiii ) … bon dans mon cas le pierre que je connais lui, se contente de me faire écouter de la bonne musique sur sa serviette de plage , j’en ai de la chance !
    Je suis loin d’être incollable niveau musique , mais je connais quand même quelques courants musicaux importants ,je sais vaguement reconnaître les styles enfin bref je me débrouille un peu . Néanmoins je n’avais jamais eu vent de l’existence de Gogol Bordello avant cet été et encore moins d’un genre de musique appelé du Gypsy Punk .Pourtant ils ont déjà quatre albums à leur actif, pour l’instant je ne me suis procuré que le dernier et je ne regrette rien .





    Eugène Hütz ( c’est le chanteur ) nous vient tout droit d’ Ukraine , son parcours comme sa musique est des plus atypique , il a traîné sa drôle de gueule dans des squats , des camps de réfugiés , il a même vécu quelques temps dans un cirque. Finalement c’est à new York qu’il fonde son groupe .
    Et il faut dire que quand ce type ( quelque part à mi-chemin entre Borat , Jack Sparow et le chanteur des Pogues ) prend un micro, on se retrouve tout droit projeté dans un univers décalé à la limite du grotesque et quelque fois amer , coincé entre les violons et les guitares, on finit par se laisser emporter ! Et on chante même si parfois on comprend rien au paroles ( oui l‘anglais d‘Eugène est un peu particulier ) , c’est pas grave c’est plus fort que nous !!!Gogol Bordello drôle de nom , pourquoi ce nom je ne sais pas, j’ai fouiné un peu sur Internet et on y trouve beaucoup de versions différentes , donc je préfère laisser le mystère planer autour de ce choix .de toute façon le plus intéressant au fond c’est surtout leur musique .ça part dans tout les sens Ça vous happe et plus moyen d’arrêter d’écouter l’album !
    Vous aussi après ça vous vous entendrez crier « Simple because I'm not a total gadjo » I AM THE WODERLUST KING !!!











    Brünnhilde

    vendredi 4 juillet 2008

    Bonnes vacances




    Bonnes vacances à tous Ô Lecteurs adorés ! les posts vont continuer pendant l’été mais seront peut être plus sporadiques, en attendant les sociopathes vous souhaitent de bonnes vacances ! Nous reviendrons…bronzés.
    Edit de Wotan : Oui, enfin pas trop bronzé pour moi (Dieu merci) !


    Brünnhilde und Wotan

    La Route






    La Route de Cormac McCarthy


    Je n’écris pas d’article sur tous les livres que je lis , je n’ai pas ce courage ( non je ne suis pas gromovar ) , je suis une grosse feignasse . Mais celui là , celui là ! Celui là! ne rien écrire dessus aurait été un crime ! Je l’ai lu en avril ( mieux vaut tard que jamais )
    en une journée .
    Ma lecture n’est pas récente donc mais si j’en parle c’est qu’en vérité cette route je ne l’ai jamais vraiment quittée . L’auteur ne nous dit pas ce qui a réduit le monde que nous connaissions en cendre , il y a d’ailleurs beaucoup d’autres choses que nous ignorons .
    Ni âge, ni prénom juste une route et deux inconnus, un père et un fils chacun survivant pour l’autre . Ils ont froid nous aussi, ils ont peur nous aussi , ils se cachent on se cache avec eux .Et puis au fil du temps cette route devient la notre et on pousse ce putain de caddie au milieu du néant en espérant ne croiser aucun méchant ( ces hommes qui faute de trouver de la nourriture se livrent au cannibalisme ) . Le parcours est long et laborieux , dur d’avancer au milieu de la neige , de la boue , sous une pluie toujours plus froide . Mais il faut avancer,même si c’est avec la peur au ventre il faut survivre et descendre vers le sud, c’est tout ce qui compte.
    Un dépouillement poussé à l’extrême aussi bien dans l’écriture que dans le paysage, le livre n’en est que plus poignant . Ce bouquin m’a vraiment marquée et même bousillée d’un côté ( bonjour les cauchemars ) , à la fin de ma lecture j’ai eu l’impression d’avoir été tabassée et laissée pour morte , morte quelque part au bord de la route .



    Qu’Est-ce qu’il y a ? dit l’homme.
    Rien .
    On va trouver quelque chose à manger. On trouve toujours quelque chose.
    Le petit ne répondait pas . L’homme l’observait.
    C’est pas ça, hein ?
    C’est rien.
    Dis-moi.
    Le petit détournait la tête du côté de la route .
    Je veux que tu me le dises . Je ne vais pas me fâcher.
    Le petit hochait la tête .
    Regarde-moi, dit l’homme.
    Il avait tourné la tête sur le côté et le regardait . Il semblait sur le point de pleurer.
    Alors,dis moi.
    on ne mangerait jamais personne , dis moi que c‘est vrai ?
    Non évidemment que non .
    Même si on mourait de faim
    On meurt déjà de faim maintenant
    Tu as dit que non.
    J’ai dit qu’on était pas en train de mourir. Je n’ai pas dit qu’on ne mourait pas de faim.
    Mais on ne mangerait personne ?
    Non. Personne.
    Quoi qu’il arrive .
    Jamais. Quoi qu’il arrive.
    Parce qu’on est des gentils.
    Oui.
    Et qu’on porte le feu.
    Et qu’on porte le feu. Oui.
    D’accord.



    Brünnhilde

    mercredi 25 juin 2008

    Chronique d'une haine peu ordinaire n°5 - Traumatisme capillaire

    Alors que la CIA vient d’avouer qu’elle utilisait la musique d’un générique d’émission pour enfants (l’équivalent de notre Casimir) comme moyen de torture à Guantanamo ou auprès des potentiels terroristes en la passant en boucle à un volume infernal, j’ai tout d’abord pensé à leur proposer de tenter l’expérience avec la discographie complète de Yann Tiersen. Manque de bol, il paraîtrait que ça les rend complètement fous au point d’avouer n’importe quoi et donc de livrer de mauvaises informations…
    Heureusement, j’ai trouvé LA solution, pas plus tard que cet après midi en étant l’innocente victime d’actes aujourd’hui devenus trop banals. Vous croyiez que la torture avait été abolie en France ? Comme vous êtes naïfs… Il est grand temps de réutiliser ces méthodes barbares à des fins plus nobles et généreuses, c’est à dire éradiquer l’Axe du Mal et permettre à Monsieur Georges W. Bush d’aller au paradis.
    Tout d’abord les instruments :
    - le peignoir qui pue la mauvaise eau de Cologne
    - le lavabo avec un trou pour la tête qui vous détruit la nuque jusqu’au coup du lapin (mais les « professionnels » vous en retirent juste avant le moment fatidique)
    - les ciseaux mal taillés qui s’accrochent à la tignasse pour « enlever de l’épaisseur »
    - la tondeuse qui semble s’étouffer avec les cheveux et émet des sons gutturaux assez inquiétants

    Vous commencez à voir de quoi je veux parler ? Ça éveille en vous des souvenirs que vous aviez tenté d’enfouir le plus profond possible dans votre mémoire, n’est ce pas ?
    Et ce n’est pas fini, il reste encore le rituel, ce fameux rituel auquel personne ne résiste, et surtout les bourreaux qui vous achèvent et font de votre passage un cauchemar.
    Le supplice commence dès votre arrivée, à la première inhalation des effluves parfumées de shampooing, de laque et d’ammoniac mélangés qui vous rongent les poumons et vous font tourner la tête. Perdu, vous n’avez d’autre choix que de vous asseoir sur le premier fauteuil en cuir venu en attendant avec angoisse votre tour. C’est ici que commence la torture psychologique, progressivement, puisque vous n’avez d’autre choix que d’écouter les conversations creuses des ancêtres flageolants qui débitent des inepties météorologiques et médicales, ou bien lire les magazines people qui jonchent la table face à vous. C’est donc dans un état d’affaiblissement total que vient vous cueillir le premier bourreau, généralement de sexe féminin, en vous tendant le fameux peignoir et vous aidant à l’enfiler comme pour vous infantiliser et vous ridiculiser un peu plus. Celle-ci vous guide jusqu’au premier instrument briseur de cervicales et n’hésite pas à prolonger vos souffrances à l’aide d’une eau tour à tour brûlante et glacée, d’une inondation de shampooing que vous sentez vous décaper le crâne et d’un « massage du cuir chevelu » destiné à assurer son absolue domination.
    La première épreuve passé, c’est au tour du bourreau en chef de vous affronter. La torture psychologique atteint son paroxysme lorsqu’il vous force à rester pendant une demi-heure, voire plus, face à un miroir où vous ne pouvez échapper à votre propre image, et une image de vous en plein châtiment, double humiliation ! Paniqué, vous indiquez vaguement au bourreau quel sort vous voulez qu’il réserve à vos cheveux tandis que vous constatez avec effroi son hochement de tête à l’expression de complète incompréhension, l’air de dire « oui, tu parles, je vais faire ce que je veux et t’as intérêt à être content ». Labourage de crâne, tirage de cheveux, écrasement d’oreilles, tout y passe, et les séquelles sont irréparables. Et je passe sous silence le résultat de ce génocide capillaire qui vous laisse neuf fois sur dix dans un état du frustration immense alors que votre bourreau, un petit miroir à la main, vous oblige à approuver d’un sourire hypocrite l’étendue des dégâts…
    J’ai bien conscience que ces machinations perverses peuvent choquer les âmes sensibles et que nombreux d’entre vous se découvriront victimes à leur insu et pousseront peut être même le masochisme jusqu’à y retourner... Mais imaginez un instant cet arme redoutable placée entre de mauvaises mains. Imaginez le pouvoir de manipulation d’une personne qui en userait pour ses propres fins. Entre le lavabo et le miroir, vous pouvez même faire avouer à Staline qu’il a déjà lu Marx…

    Une nouvelle torture qui dépasse l’entendement, allons nous nous en priver ?

    Wotan

    mardi 10 juin 2008

    le cirque des mirages



    Dans le hit des CD dont on ne parle pas, ceux du cirque des mirages arrivent en bonne place ! Je doute que vous soyez nombreux à avoir déjà entendu la voix de Yanowski, à moins peut être de me connaître et d’avoir déjà entendu ma sonnerie de portable : « fumée d’opium » ( ça vous revient ? ) .
    Alors, comment bien vous parler des deux fils illégitimes de Tim Burton, et surtout comment bien vous parler de ce qu’ils font, pour cet article j’ai choisi le disque « fumée d’opium » c’est le dernier il me semble ! Cet album qui parait tout droit sorti des brumes du Londres du 19ème siècle, a quelque chose de franchement intriguant .
    Chaque chanson est une histoire , une pièce de théâtre , une porte qui s’ouvre sur une mansarde sordide une nuit de pluie! Alors qu’au piano Parker brosse la toile de fond ( à l‘encre de chine , oui attention les fans de candy risquent de ne pas apprécier ) ,dans un fin rayon de lumière ,sombre, charismatique et décadent apparaît Yanowski . Et là s’ouvre à nous un univers totalement décalé , fantastique et inquiétant , avec des chansons telle que « Le terrible enfant à gueule de chien » ou « Du côté de la butte » ou, ou « Le corbeau » , si vous avez une envie soudaine de dépaysement écoutez quelques chansons, je doute que vous soyez déçu , on peut reprocher bien des choses à ces deux là mais pas leur originalité! En parlant de reproche, ce n’est pas le genre d’album qu’on écoute en boucle ( enfin chacun ses goûts…) et tant mieux !! C’est un peu comme un bon film, il vaut mieux ne pas en abuser pour avoir le plaisir de l’écouter de nouveau . Ils doivent vraiment être épatants à voir en concert.
    PS: pour une fois que c’est pas du folk ….





    Brünnhilde

    dimanche 1 juin 2008

    Chronique d'une haine peu ordinaire n°4

    je me suis toujours demandé qui était le grand con qui avait inventé les stores, ou plus particulièrement le store qui se bloque à deux heures, du matin. oui ça arrive ! oui ça m'arrive même souvent. En effet , parfois je me laisse allez à laisser ma fenêtre ouverte jusqu'a des heures indues, pas tellement pour profiter de la vue , vers 1h on voit plus grand chose et peu importe l'heure de tout façon je suis myope, la vue j'en ai rien en foutre . Mais simplement par ce que je suis corse et qu'une fois assise, la flemme m'étreint pour ne plus me lâcher qu'au moment où le sommeil ( de moins en moins ponctuel à mesure que les examens approchent) vient prendre le relais. c'est donc vers 2h ( les soirs de chance ) quand je me décide à décoller la tête de l'ordi, d'un bouquin, ou du bureau ( oui parfois ) que je me retrouve seule face à mon store , le seul store que quand tu commences à le baisser en plus d'émettre un son sinistre et strident trouve le moyen de se coincer à mi-parcourt juste pour le plaisir de me pourrir les dernières petites secondes de ma journée déjà tellement extraordinaire. Pourquoi ! Oui Pourquoi ! Déjà ce matin alors que je me levais encore toute ensommeillée, la commode avait cru bon de molester mon pied nu, tendre, et innocent ! sans parler de mes deux étagères qui sont apparemment de mèche et refusent de porter le moindre classeur sans le laisser tomber dans les minutes qui suivent !!!! Qu’ai-je donc fait pour déchaîner ainsi la haine de mon mobilier ! Moi qui ne suis que bonté et pureté ( et modestie surtout) pourquoi faut t’il que la nature ait mis sur ma route ce store démoniaque qui m’oblige chaque soir à tendre misérablement le bras dans le froid en injuriant Dieu pour arriver à le débloquer, afin de gagner mon lit et de sombrer dans un sommeil qui faute d’être réparateur est néanmoins nécessaire .

    Brünnhilde

    mercredi 21 mai 2008

    Love song for bobby long



    Love song






    Résumé (allociné ) : Lorsque Pursy revient à la Nouvelle-Orléans après la mort de sa mère, elle s'attend à trouver la maison de son enfance abandonnée. Elle a la surprise d'y découvrir deux amis de sa mère : Bobby Long, un ancien professeur de littérature, et son protégé et biographe Lawson Pines, qui y vivent depuis longtemps et n'ont pas l'intention d'en partir...


    Je pense que love song est un long métrage tout simplement magnifique , et depuis l'ouverture de ce blog je ne cesse de me dire qu'il faut que j'en parle ! c'est parti ! le titre est assez bien choisi ce film est un petit chant d'amour au milieu de ce monde de brutes .
    Parfois on se dit que la vie est vraiment sordide et c'est vrai , souvent elle l'est .
    l'histoire dans laquelle le spectateur débarque n'est pas une histoire des plus joyeuses: Pursy une gamine de 17 ans qui passe le plus clair de ses journées à regarder la télé en bouffant des salopories dans sa riviera de prolo , va apprendre par son petit copain ( un imbécile notoire ) que sa mère vient de mourir.
    Et là,vous vous dites : elle où la chanson d’amour? Et bien, elle vient plus tard, au fil des scènes une chaleur s’installe et devant votre télé, vous vous surprendrez à fredonner des chansons sudistes en regardant la petite Pursy prendre goût à la lecture et s’essayer au bonheur.
    des personnages égratignés que la vie n'a pas toujours épargnés, des dialogues originaux et drôles, le film fait passez des messages importants sans jamais être moralisateur et l'émotion y est traitée avec pudeur .
    Scarlett Johansson prouve une fois encore qu'en plus d'être la seule actrice d'Hollywood à ne pas faire un 32, elle est sûrement une des plus douée de sa génération. Le cadre est magnifique ( ahhh la Nouvelle-Orléans ) l'histoire est bouleversante , les acteurs fantastiques , bref ce film est un bijou .

    Plus d'infos sur ce film





    Brünnhilde