vendredi 4 juillet 2008

Bonnes vacances




Bonnes vacances à tous Ô Lecteurs adorés ! les posts vont continuer pendant l’été mais seront peut être plus sporadiques, en attendant les sociopathes vous souhaitent de bonnes vacances ! Nous reviendrons…bronzés.
Edit de Wotan : Oui, enfin pas trop bronzé pour moi (Dieu merci) !


Brünnhilde und Wotan

La Route






La Route de Cormac McCarthy


Je n’écris pas d’article sur tous les livres que je lis , je n’ai pas ce courage ( non je ne suis pas gromovar ) , je suis une grosse feignasse . Mais celui là , celui là ! Celui là! ne rien écrire dessus aurait été un crime ! Je l’ai lu en avril ( mieux vaut tard que jamais )
en une journée .
Ma lecture n’est pas récente donc mais si j’en parle c’est qu’en vérité cette route je ne l’ai jamais vraiment quittée . L’auteur ne nous dit pas ce qui a réduit le monde que nous connaissions en cendre , il y a d’ailleurs beaucoup d’autres choses que nous ignorons .
Ni âge, ni prénom juste une route et deux inconnus, un père et un fils chacun survivant pour l’autre . Ils ont froid nous aussi, ils ont peur nous aussi , ils se cachent on se cache avec eux .Et puis au fil du temps cette route devient la notre et on pousse ce putain de caddie au milieu du néant en espérant ne croiser aucun méchant ( ces hommes qui faute de trouver de la nourriture se livrent au cannibalisme ) . Le parcours est long et laborieux , dur d’avancer au milieu de la neige , de la boue , sous une pluie toujours plus froide . Mais il faut avancer,même si c’est avec la peur au ventre il faut survivre et descendre vers le sud, c’est tout ce qui compte.
Un dépouillement poussé à l’extrême aussi bien dans l’écriture que dans le paysage, le livre n’en est que plus poignant . Ce bouquin m’a vraiment marquée et même bousillée d’un côté ( bonjour les cauchemars ) , à la fin de ma lecture j’ai eu l’impression d’avoir été tabassée et laissée pour morte , morte quelque part au bord de la route .



Qu’Est-ce qu’il y a ? dit l’homme.
Rien .
On va trouver quelque chose à manger. On trouve toujours quelque chose.
Le petit ne répondait pas . L’homme l’observait.
C’est pas ça, hein ?
C’est rien.
Dis-moi.
Le petit détournait la tête du côté de la route .
Je veux que tu me le dises . Je ne vais pas me fâcher.
Le petit hochait la tête .
Regarde-moi, dit l’homme.
Il avait tourné la tête sur le côté et le regardait . Il semblait sur le point de pleurer.
Alors,dis moi.
on ne mangerait jamais personne , dis moi que c‘est vrai ?
Non évidemment que non .
Même si on mourait de faim
On meurt déjà de faim maintenant
Tu as dit que non.
J’ai dit qu’on était pas en train de mourir. Je n’ai pas dit qu’on ne mourait pas de faim.
Mais on ne mangerait personne ?
Non. Personne.
Quoi qu’il arrive .
Jamais. Quoi qu’il arrive.
Parce qu’on est des gentils.
Oui.
Et qu’on porte le feu.
Et qu’on porte le feu. Oui.
D’accord.



Brünnhilde