samedi 26 septembre 2009

L'heure est grave !

Eh oui, comme d’habitude les Sociopathes vont aborder un sujet d’actualité dérangeant, dont les médias, frileux, ne nous rebattent pas les oreilles depuis des semaines : la grippe porcine !
Car vos humbles serviteurs ne rechignent pas à aller chercher les scoops pour annoncer tout haut ce que nous sommes les seuls à penser tout bas…

Devant l’imminence de la catastrophe pandémique prévue, nous tenons à mettre en exergue certaines habitudes qu’il va nous falloir abandonner rapidement afin d’éviter une mort lente, douloureuse et médiatisée :

- Ne sucez plus les poignées de portes.

- Arrêtez de cracher sur vos amis.

- Réprimer toutes vos pulsions sexuelles envers nos amis les porcs.

- N’hésitez pas à vous essuyer les mains sur les enfants.

- Préférez tousser dans les coudes des handicapés à portée de mains.

- Brûlez chaque objet ou personne sur lequel vous auriez éternué.

- Évitez tout contact avec la populace (prolétaires, immigrés, juifs, coiffeurs) dont l'hygiène quasi-inexistante représente un danger majeur.

- Un numéro vert a été mis à votre disposition, ayez le bon réflexe : dénoncez les malades.



Si vous présentez déjà des symptômes grippaux, rassurez-vous, les contaminés seront généreusement pris en charge par l’état. Après avoir été recensés, informés et tondus, vous bénéficierez de soins spéciaux dans des centres prévus à cet effet, entouré d’un personnel compétent et déterminé.
Pour plus de précision, consultez notre site : www.gardetesmiasmes.gouv.fr


Brünnhilde et Wotan

jeudi 17 septembre 2009

Chronique d'une haine peu ordinaire n°11


Une Saison en enfer.


Ces derniers jours, le temps se fait plus frais et la mauvaise humeur, amie inséparable d’une rentrée réussie, refait surface. Le coeur gros, on renvoie les merdeux à l’école, on range les serviettes de plage dans le placard et on sort grand-mère de la cave… à moins qu’elle ne se soit échappée, dans ce cas là, un tour à la SPA s’impose. ( mais pas de panique avec un peu de chance ils l’auront déjà piquée)

Bref, alors que l’automne commence à pointer le bout de son nez, j’en entends pas mal se plaindre de voir l’été toucher à sa fin.
Si il y a bien une chose que je suis incapable de comprendre c’est cette étrange mélancolie qui frappe certains de mes contemporains quand enfin les souffrances estivales s’achèvent.
Sérieusement, depuis ma plus tendre enfance les vacances d’été ont toujours éveillé en moi de féroces envies de génocide.
Comment peut-on s’enthousiasmer à l’idée de voir les plages du monde entier envahies et massacrées par une horde d’êtres blafards aussi huileux que non pensants.
Quelle joie peut-on éprouver lorsque Kevin et sa copine, en plus de puer la transpiration , étalent sans aucune vergogne leur gras et leurs serviettes juste sur vos pieds…
Par quel miracle Est-ce que la notion même de plaisir peut-elle être évoquée quand trois gamins bruyants et dégénérés vous ensablent devant le regard vide de leurs géniteurs.

Chaque été, les virées au bord de mer sont l’occasion de se rappeler avec horreur que la seule chose vraiment commune à tous les hommes, est sans aucun doute la bêtise.

Je vous sens perplexe? Non, je ne dis pas seulement cela parce que ça me fait du bien ou parce que je suis une gamine hâve et malveillante.
C’est vrai ! Et je vais même vous le prouver. Que celui qui n’a jamais croisé un des spécimens cités ci-dessous me jette la première pierre.

1 : la famille italienne.
Le gros problème des familles italiennes ce n’est pas que se sont de grandes familles, non, grande c’est un euphémisme. Ce sont de très très très très vraiment très grandes familles, on peut même dire des clans. Le genre de tribu qui vous rappelle que les enfants c’est bien mais que l’IVG c’est mieux. Le plus gênant avec nos amis italiens ,outre leur marmaille surexcitée et leur technique de drague plus que discutable, ce sont les décibels. En effet l’italien ne parle pas, non, l’italien hurle. Ainsi quand Guido est pris de l’envie soudaine de dire à Arnaldo que l’eau est bonne, toute la plage est mise au courant. On ne peut pas lire à proximité des italiens, on ne peut pas dormir, on ne peut même pas penser. La seule possibilité restante pour oublier son malheur est d’observer d’un œil moqueur les Mamas bourrées de pasta, vautrées sur leurs fauteuils de plage dont la toile tendue menace de péter à tout instant.

2: les gens du Nord.
Alors soyons clair, je n’ai rien contre nos amis chtis. Mais si ils ont vraiment dans le coeur le soleil qu’ils n’ont pas dehors, pourquoi s’obstinent ils à venir squatter le notre?
Il existe de nombreux moyens de repérer ces hommes venus du froid. Premièrement ils n’y a qu’eux pour se sentir obligés,comme ils sont dans le sud, de jouer à la pétanque sur la plage. Il n’existe pas de pire endroit au monde pour s’essayer à ce noble sport, mais l’homme du nord s’obstine! Il veux s’intégrer! Il a payé sa location atrocement cher, il est dans le sud ! Alors quoi qu’il arrive personne ne l’empêchera de jouer à la pétanque sur le sable et de se brûler atrocement la couenne au soleil !
Autre trait particulièrement déplaisant chez ces braves gens, leur amour des créatures marines.
En effet, pour l’homme du nord tout ce qui vit dans la mer ou ses environs est sacré. Qu’on prenne en pitié les baleines ou les dauphins n‘a rien d‘anormal .
Néanmoins j’apprécie assez peu que ces sales parasites rougeauds me regardent comme une criminelle à chaque fois que je mange un oursin. Là on est en plein délire.
Qu’ils viennent tous autant qu’ils sont me taper sur l’épaule ou me regarder de haut, je me fous que l‘oursin souffre ou soit vexé . Je ne ressens aucune pitié envers les coquillages ! Oui je le dis sans honte ! J’aimes les huîtres, les oursins , les palourdes et si elles étaient moins dures à décrocher de leur rocher, je boufferais même les arapèdes.
Et si encore il n’y avait que le problème des coquillages, mais même la méduse trouve grâce à leur yeux!
Après l’avoir attrapée et observée pendant des heures ( « oh regardez comme elle est belle et pleine de grâce ! ») nos amis chtis n’ont pas la bonne idée de la foutre sur un rocher pour qu’elle fonde au soleil…Non … Ils la relâchent! Afin qu’elle puisse, toujours avec grâce et beauté, venir s’écraser sur ma cuisse .Rien de tel qu’une brûlure de 7 cm de diamètre sur la jambe pour emballer en boite .

3 : le hollandais.
Parmi tous les dangers présents sur nos plages, il en est un dont on ne parle jamais,c’est le hollandais. Il n’existe pourtant pas de vacancier plus abject, plus veule que le hollandais (saloperie !).
Les hollandais ne se déplacent pas en meute comme les italiens ou en couple comme des cons, non…le hollandais vient seul…il utilise un schéma d’attaque coordonné ( comme les raptors !) .
Isolé sur la plage avec son moule-burnes et son thermos plein de café au lait, il à l’air inoffensif. Néanmoins détail troublant, il porte sur l’épaule une trentaine de serviettes qu’il commence à étaler méthodiquement non loin de vous … et c’est alors que l’attaque survient ! Elle ne vient pas de face, mais sur les côtés, une quinzaine de hollandais blafards vous encerclent alors!Damnation, l‘homme au moule-burnes était en fait un éclaireur! Vous venez de comprendre mais il est trop tard , ils sont déjà installés…Si prés en plus que vous pouvez nettement apercevoir qu’en hollande l’épilation à la cire n’est pas chose courante.

Bref ! Je pourrais encore trouver bien d’autres exemples ! En effet les êtres barbares et répugnants sont légions sur nos plages.
Ne soyez pas de mauvaise foi ! Vous ne pouvez fermer les yeux face à la réalité ! Et puis il faut bien que l’été se termine, sinon comment pourrions nous oublier ses désavantages et le désirer à nouveau ?

Découvrez la playlist été avec Brigitte Bardot

Brünnhilde

mercredi 2 septembre 2009

Whatever Works






Quand Woody Allen retourne traîner son spleen dans les rues de New-York, il faut vraiment un self-control hors du commun pour ne pas se ruer dans les salles obscures…heureusement comme chacun le sait je n’ai aucune volonté , c’est pourquoi plusieurs mois après sa sortie, voilà quelques lignes sur ce qui est à n’en pas douter du grand Woody Allen ( non je ne dis pas ça à chacun de ses films ! Non c’est faux !
Hum hum bref.)

( Wotan pardon pour le retard, ne me voue pas aux gémonies, le mois d’Août m’a rendue paresseuse )
Si ce long métrage a des airs de Manhattan ou d’Annie Hall ce n’est pas vraiment une coïncidence, puisqu’il est en fait tiré d’un scénario écrit à peu près à la même période.
Allen avait à l’époque décidé de confier le rôle principal à Zero Mostel mais suite au décès de celui-ci, il abandonne le projet. Heureusement pour nous trente ans après son écriture, « Whatever Works » sort des cartons et grâce à quelques mises à jour nécessaires arrive sur nos écrans.

Après quelques notes de jazz le spectateur fait la connaissance de Boris, une sorte de misanthrope, aigri ,cynique et un brin mégalo qui n‘a de cesse de vomir l’humanité tout entière. Comme il le dit lui-même dés le départ « je ne suis pas un gars sympa » et on s’en rend assez vite compte en écoutant le long monologue à travers lequel il nous raconte son histoire . Dans ce tête à tête avec le spectateur il aborde avec humour et talent les sujets de prédilection de Woody Allen , l’amour, la recherche du bonheur , la mort. Le film tout entier est ponctué de ces petits apartés jouissifs et atrocement méchants .

Enfin revenons en à l’essentiel . La petite vie bien réglée de Boris , cours d’échecs où il insulte ses élèves et crises d’angoisse à répétition, va se voir bouleversée par l’arrivée de la jolie petite Mélody Saint Anne, une fille du sud plutôt gourde.
En effet un soir en rentrant chez lui il tombe sur la blondinette en fugue qui le supplie de lui donner de quoi manger et un toit pour la nuit. Boris finit par accepter et c’est là que les choses sérieuses ( ou plutôt drôles ) commencent.
Mélody est en fait l’archétype de la fille de la campagne pur produit de l’Amérique puritaine que Boris conchie avec délectation.
Leur cohabitation est le symbole de la rencontre de deux mondes, le type de la ville cynique et cultivé et la nana des champs à peu prés aussi conne que blonde.
Ce cocktail de choc donne des scènes assez hilarantes portées par des dialogues incisifs dont seul le réalisateur New-yorkais a le secret. Bien que leur histoire semble vouée à l’échec ils arrivent tout de même à donner à l’autre ce qui lui manque. Boris perd un peu de son mépris et Mélodie apprend à se servir de sa cervelle.

D’autres histoires viennent se greffer a celle-ci toutes plus inattendues les unes que les autres ( notamment quand les parents de la petite Mélody débarquent.)
Sinon pour faire vraiment court je dirais que comme dans la plupart des Woody Allen tout est dans le titre , « Whatever Works » . Sous entendu, mes frères humains peu importe avec qui vous trouvez le bonheur, jeune, vieux, gay, hétéro ,physicien ou pom pom girl , ça n‘a pas d‘importance ,pourvu que ça marche.

Avant de vous laisser, un petit coup d’œil au casting s’impose .
Trop vieux pour incarner son personnage, Woody Allen cède sa place à un autre comique juif new yorkais , Larry David , assez peu connu en France, il s’est fait repérer en Amérique par le biais d ‘une émission appelée « Larry et son nombril ». Pour le rôle féminin exit Scarlett Johansson , bonjour Evan Rachel Wood dont vous avez peu être pu apercevoir la bouille dans « les bienfaits de la colères » ou dans le déjanté « King of california » .
On notera au second plan des acteurs comme Ed Begley Jr ou l’excellente Patricia Clarkson .

Au final ce retour aux sources était, il me semble, nécessaire et positif, après son escale Européenne Woody Allen renoue enfin avec son second degré légendaire et sa ville de prédilection . Ça fait longtemps que je ne m’étais pas autant marré ce film est une petite merveille qui semble prouver que l’humour Woody Allénien à encore de beaux jours devant lui !



Brünnhilde