jeudi 22 janvier 2009

Chronique d'une haine peu ordinaire n°8

le matin


( pour le dos d’Alexia )






J’ai la tête encastrée dans l’oreiller, au loin j’entends craquer le plancher ( oh !je sais, ça rime ), mon heure est proche. La porte de ma chambre s’ouvre à la volée et la voix mélodieuse de ma mère retentit « PETIT DEJEUNER !!! » je réponds par un son qui ne s’approche d’aucune langue latine connue « mmouébrououirrna… ».
Un frisson me parcourt, le moment est venu, je dois sortir du lit, comme toujours je laisse mon pied droit partir en éclaireur histoire de tâter le terrain, mais à peine a-t-il effleuré le parquet glacé que ce lâche revient aussi sec sous les couvertures .
Ne sachant pas comment aborder cette phase difficile qu’est le lever, j’opte pour une technique ayant déjà fait ses preuves, j’ai nommé « le roulé boulé sur le côté » ( mon lit est bas ) je prends donc mon élan et me projette violemment sur le côté entraînant dans ma chute mes quatre couvertures, mes trois couettes et mes deux plaids ( oui je suis d’une nature plutôt frileuse…)
Une fois au sol j’émets de nouveau des sons dans cette langue que je semble la seule à connaître : « maijemahgniaque…et merde ! ».
Malgré mes deux cotes cassées, je fais l’effort surhumain de me mettre debout et m’engouffre dans le couloir direction la cuisine.
Sur mon chemin je croise la glace du hall d’entrée et malgré ma myopie j’aperçois mon reflet. ARG j’ai l’air d’avoir passé les 17 premières années de ma vie dans un goulag . J’aurais du me coucher plus tôt, entre le teint blafard et les cernes j’ai tout du panda.
Alors qu’impuissante je mesure l’ampleur des dégâts, mon père frais comme un gardon, prêt pour partir au travail passe à ma hauteur et m’écrase gaiement le pied avec ses grosses baskets Nike et ses 80 kg


- Aïe-


J’étouffe un cri de douleur et lève mes yeux larmoyants vers lui , des yeux qui semblent dire « mais pourquoi ? »


- oups ! désolé .


Il m’ébouriffe les cheveux et passe la porte d’entrée, pendant que moi , la chair de sa chair, atrocement mutilée du pied , je boite jusqu’à la cuisine.


Par contre je ne vous dirai pas ce qui compose exactement mon petit déjeuner car je trouve ça très personnel, c’est un peu mon jardin secret, mon moment de calme au milieu de la tempête, mon oasis dans le désert, ( je tiens à préciser que j’ai une maîtrise en art de la métaphore )…
j’espère que vous n’êtes pas trop déçu ? Si c’est le cas sachez qu’il vaut mieux qu’il y ai un peu de mystère entre nous cher lecteur car sinon la routine vas s’installer et vous finirez par prendre du poids et sauter votre secrétaire…
Je sais très bien aussi que ceux qui n‘ont pas de secrétaire ( les pauvres ) se contenterons d‘aller sur d‘autres blogs , ce qui est pire!


Ainsi donc Je vous ferai grâce du petit déjeuner que je passe généralement avec ma mère, dont l’humeur matinale n’a d’égale que celle d’un nazi le jour du grand pardon.
Si j’ai choisi de vous raconter cette passionnante petite histoire c’est pour briser une idée assez tenace dans l’esprit de certains, si j’arrive toujours à l’heure au lycée ce n’est pas par amour du travail, mais bien parce que de sept heures à midi le domicile familial est hostile.


Brünnhilde

mercredi 14 janvier 2009

Burn After Reading


Burn After Reading Réalisé par Joel Coen et Ethan Coen



Résumé ( allociné ) : Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes.

Bon une critique qui arrive peut être un peu tardivement ( je pense que le film n’est plus à l’affiche ) mais il faut quand même en parler , le dernier long-métrage des frères Coen Ce serait bête de ne rien dire dessus . J’attendais la sortie de « Burn After Reading » avec impatience . Après le très noir « No Country For Old Men » tiré du bouquin de McCarty ( qui a aussi écrit « la route » ) j’avoue que j’étais un peu frustrée. L’humour déjanté et décalé des frères Coen m’avait manqué et je misais beaucoup sur « Burn After Reading ».


Pour faire un résumé assez rapide…Osborne Cox est agent de la CIA…enfin il était, on l’a remercié à cause d’un petit problème qu’il semblerait avoir avec la boisson .Mais ce n’est pas tout , il est aussi cocu, sa femme le trompe avec Harry Pfarrer
qui lui-même trompe sa femme avec un peu tout le monde…oh , et puis il y a Linda, Linda se ferait bien refaire les seins, les fesses aussi et il faudrait qu’elle fasse un lifting , sans parler de ses pattes d’oies, deux trois petits trucs, histoire d’optimiser son potentiel et d’arrêter de se taper des minables. Pendant ce temps Chad écoute son MP3 et mâche du chewing-gum…pas très clair ? Oho !!! Mais patience ce n’est que le début !


Quel peut être le lien entre Osborne Cox un ex agent de la CIA et Linda dont le seul but est d’entièrement se faire charcuter par un chirurgien esthétique … Et bien pour faire court Linda va se retrouver , accidentellement , en possession des mémoires du dit agent de la CIA…
Après « mûre » réflexion Linda et Chad, avec leur deux neurones et leurs vies pouraves décident de s’improviser maître chanteur et là les choses commencent vraiment à être drôles !
Un humour décapant , du sang , du cynisme, du sexe, une hache, ça part dans tout les sens, ça va vite et parfois ça semble un peu brouillon. Mais les fans des réalisateurs se sentirons chez eux et prendront leur pied, comme d’hab, c’est sûr !


En plus du scénario atypique, ce que j’ai aussi pris un grand plaisir à retrouver, c’est de nouveaux losers que les deux frangins ont rajouté à leur collection de personnages totalement décalés.
Du côté de ces dames on trouve Frances McDormand qui est une habituée des films des frères Coen et la glaciale Tilda Swinton parfaite dans son rôle de femme despotique et castratrice .
Du côté des hommes , sachez que pour tous les heureux possesseurs du chromosome Y, ce film est une vengeance. En effet les frères Coen assassinent avec brio les deux grand sex-symbol du cinéma américain. Ainsi Brad Pitt se retrouve transformé en un prof de sport mâcheur de chewing-gum aux mèches blondes hasardeuses et à la débilité certaine. Quand à George Clooney il hérite d’un rôle de séducteur à la manque franchement minable et de pantalons odieux qu’il se remonte jusque sous les aisselles, what else ? Néanmoins ce n’est pas la première fois que Clooney se fait descendre à l’écran par les deux réalisateurs. Souvenez vous, par exemple , de son personnage dans O’Brothers tout en gomina et en citations pédantes. Malgré tout, le grand point fort du casting masculin est sans aucun doute John Malkovich avec son personnage d’agent de la CIA en pleine déchéance et ultra violent.


Résultat des courses, un film déjanté, haut en couleur et juste assez méchant pour qu’on aime ça !




Brünnhilde

jeudi 1 janvier 2009

it's a new day, it's a new life and I'm feeling good !



- Wotan, c’est bientôt la nouvelle année, il faut absolument qu’on poste un article original, quelque chose qui ait de la gueule…
- Oui bah, c’est mal parti…
- Peut être qu’on devrait parler d’un sujet d’actualité ?
- La crise ? Un manuel de survie en cas de famine conseillant à toute les familles de se nourrir de leurs bambins ?
- Oui, oui, c’est possible, mais je pensais plutôt au viol des marmottes dans les Hautes Alpes…
- Oh, ne m’en parle pas…
- Je sais que c’est un sujet délicat…
- Ma sœur est une marmotte…
- …mais les lecteurs sont prêts à connaître… Comment ça! ta sœur est une marmotte ?
- C’est une longue histoire, je te raconterai ça un autre jour, je crois qu’on est sur écoute…
- Bon bref; peut être qu’on pourrait tout simplement prendre des bonnes résolutions, pour une fois ?
- Des « bonnes résolutions » ? Qu’est-ce que c’est que cette chose ?
- Comme nos projets habituels, mais dans l’autre sens… Tu sais, positifs pour nous et pour autrui…
- D’où sors-tu une coutume si étrange ?
- Oh, j’ai un peu observé les êtres humains… Dans le salon de mes parents…
- Toi et ton goût de l’aventure !
- Nous disions donc : des bonnes résolutions. Hum… voilà nous l’avons dit. On peut y aller ?
- Bah commence !
- euh… Aimer son prochain ?
- Son prochain ?
- Oui, les cobayes.
- Aaaah… Comment on fait ?
- …
- mais encore ?
- …euh…
- ton éloquence me désarme mon amie.
- Bon, tentons quelque chose de plus accessible.
- Arrêter le viol de fonctionnaire ?
- Pour quoi faire ?
- Je ne sais pas, on pourrait se tourner vers les professions libérales.
- Mais tu sais bien que c’est la sécurité de l’emploi qui m’excite !
- D’accord mais je te rappelle qu’on a des plaintes d’associations d’employés de mairie, et je te parle même pas du corps enseignant…une autre idée ?
- Alors on arrête de lire des auteurs dépressifs. J’en suis à mon troisième Houellebecq… je crois que je commence à aimer ça…
- Fini Huysmans ? Fini les écrivains russes ?
- Je sais que c’est dur, mais c’est nécessaire. Tout comme les vivisections sur mineurs…
- Ah ça non ! Je préfère encore écouter l’œuvre intégrale de Yann Tiersen !!!
- Voyons, ne sois pas inconscient…
- Ecoute, je ne sais pas d’où tu sors cette idée de bonnes résolutions mais je trouve ça merdique, et puis cet article commence à traîner en longueur, ce n’est même plus drôle, si tant est que ça l’a été à un moment…
- Hého, quand on poste un article tous les trois mois on fait pas chier, compris ? Tiens, j’en ai une de résolution pour toi : utiliser tout le temps que tu passes à glander pour visiter un peu notre blog !
- Quoi ? Moi, glander ?!
- Fait pas ton innocent ! Tu es au travail ce que Cauet est à la culture !!!! C’est-à-dire le degré 0 !
- bon écoute Brünnhilde, on se fait du mal, en plus tout ça pour un article qui ne sera même pas commenté…car passé 25 ans tout ces connards ne semblent pas savoir se servir de leur ordinateur!!
- bon ben là des commentaires,c’est sur qu’on en aura pas…
- oh et merde je me tire !
- profite en pour acheter une baguette.
- je te maudis !
- bon ben bonne année quand même !



Hum hum bon pour faire les choses de façon plus orthodoxe :


Les Sociopathes vous souhaitent une bonne année 2009 et vous remercient d’avoir la gentillesse de les lire même quand ils se laissent aller à des dérives comme celle dont vous avez été témoin un peu plus haut .
Brünnhilde und Wotan





Découvrez Nina Simone!