lundi 30 avril 2012

Doux refrains de notre enfance N°1


Doux refrains de notre enfance  N°1
(Pour Julia)
Ahhh! l’enfance moment béni !  Âge de l’innocence, des bobos sur les coudes et du stade phallique ! Moment magique où  les plus faibles sont broyés par la masse baveuse et décérébrée des caïds darwiniens de cour d’école !  Mais l’enfance ne serait pas l’enfance sans toutes ces merveilleuses comptines que nos grand-mères chantonnaient et qui ont sans doute dû former des générations de pervers polymorphes. 
Oui car soyons honnêtes,  dans le monde de la chanson pour enfant tout n’est que sexe, violence et rimes en « ette » ! Entre « Pirouette, cacahuète » qui raconte l’histoire d’un homme vivant dans un bidonville  ( sa maison est en carton) et  Jeanneton prend sa faucille qui vante les bienfaits du viol collectif, j’avoue que je reste dubitative.
 Cependant dans l’époque troublée qui est la notre,  n’est-il pas nécessaire d’endurcir un peu nos rejetons ? Marre de ces parents irresponsables qui laissent leur progéniture se farcir la tête de dessins animés japonais ! Revenons aux sources !  Quoi de mieux que ces bons refrains d’antan pour bercer nos futurs petits Dupont-Aignan !
A partir d’aujourd’hui, je m’engage solennellement à vous faire redécouvrir tout ces chefs d’œuvres du bon vieux temps que vous pourrez écouter  comme moi, en famille, après la messe,  autour d’un portrait du maréchal Pétain…

Je m’y mets tout de suite !

Le chat, le pédophile et la tueuse en série. 
surtout regardez bien la vidéo avant de lire !
Celle ci est ma préférée. Déjà parce que je la soupçonne d’avoir été écrite par le Marquis de Sade ou un de ses admirateurs. Ensuite parce qu' on fait difficilement plus amoral.
Resumé : Une bergère décide de faire du fromage avec le lait de ses moutons,  jusque là rien d’anormal.  Une fois l’ouvrage terminé,  elle jette violement le dit fromage dans l’herbe…Bon pourquoi pas, n’étant pas fromagère de formation je ne me risque pas à critiquer des méthodes peut-être ancestrales de fabrication.  Son chaton qui passait par là, commence à tourner autour. La bergère, qui compte sans doute sur la vente de ce fromage pour payer ses études et fuir loin de son bled sordide plein de consanguins et d’électeurs du front national ; prévient le chat :
« Si tu y mets la patte tu auras du bâton »
Phrase à la fois explicite et naïve qui aurait sans doute arraché quelques frissons d’extase  à notre vieux Jean Jacques Rousseau,  grand spécialiste des châtiments corporels avec ou sans bâton. Mais c’est une autre histoire.  Le félin plein d’une fourberie Bessonienne, garde ses pattes où elles sont et  fourre directement la tête dans le fromage.
Mauvaise idée, la bergère  qui avait dû sans doute passer une journée de merde , le tabasse à mort.
( Normalement c’est à ce moment là de la chanson  que le chérubin dont vous avez la charge commence à pleurer et à appeler sa mère.  Si il crie trop fort expliquez lui qu’il pourrait bien finir comme le chat généralement l’effet est immédiat) 
La bergère  « après bien des larmes » comme dit le poète, décide d’aller à confesse.  Après avoir raconté son histoire, digne d’un épisode de Dexter, elle reste là tremblante dans l’attente de son châtiment ( sans mauvais jeux de mots).
 Le prêtre très au fait des différentes techniques de rédemption lui explique que pour sauver son âme elle devra l’embrasser. ( Paaaardon ?)   La gamine  très pieuse comme souvent les filles de ferme lui répond texto  « La peine étant si douce nous recommencerons. »...Comme quoi on ne s’ennuie pas tant que ça à la campagne !
Ce qu’il y a de bien avec cette comptine c’est qu’en 3 minutes on passe de Zola à Marc Dorcel, avec un soupçon de Stephen King pour le moment où elle éclate le chat dans la grange.
Morale de cette histoire :
·si tu n’arrives pas à vendre ton fromage tu peux toujours coucher avec le curé.
·Oui, tabasser un chat à coup de bâton peut entraîner sa mort
·Jean Jaques Rousseau avait une sexualité très trouble
NB : Dans certaines régions  le « ron et ron petit patapon » est remplacé par  « et vlan et vlan prends ça dans les dents »  mais cette version reste tout de même assez rare.
 Brünnhilde

samedi 14 janvier 2012

Chronique d'une haine peu ordinaire n°19

C’est dur d’être aimée par Le Pen

Hier j’ai eu la curiosité de taper le prénom « Jeanne » sur Google. Cette opération m’a permis de constater que dans les options proposées pour ce patronyme, la pucelle d’Orléans arrive juste après Jeane Manson et juste avant Jeanne Moreau. Un entourage qui ne lui va pas si mal quand on réfléchit bien. Il faut dire que la vierge guerrière est un peu une star à sa manière ! Surtout ces dernier temps...

Bon d’accord, elle n’a jamais entonné le célèbre « avant de nous dire adieu » qui aurait sûrement mis à mal sa réputation. Elle n’a pas non plus donné la réplique à Gabin dans « Gas-oil », je vous l’accorde… mais sans doute que l’acteur de « quai des brumes » l’aurait faite s’enflammer d’une manière bien plus compromettante que celle choisie par l'évêque de Beauvais, Monseigneur Cauchon.(Qui, quoi qu’on ait dit sur lui, avait tout de même un nom fort seyant pour un homme d’église)

Mais ce qu’on ne peut certes pas lui enlever, c’est qu'elle s'est retrouvée au centre des préoccupations de nos hommes politique. En effet Jeanne venant tout juste de fêter ses 600 ans , Nicolas Sarkozy a cru bon de se rendre dans les Vosges afin d’honorer sa mémoire…Histoire de marquer le coup... mauvaise idée(encore) … Jean Marie le Pen qui en a un peu marre que l’UMP lui vole ses jouets est monté au créneau. Bon d’accord depuis la fin des années 70, le FN participe au défilé organisé à la base par l'Action française. Ok chaque année, Jean Marie a un petit mot pour Jeanne. Mais bon… à moins que la pucelle d’Orléans ne soit revenue d’entre les morts pour signer un contrat d’exclusivité avec le FN, se réclamer d’un personnage historique ne nous donne aucun droit sur lui. De plus, pas sûr que notre symbole national ait forcément envie de se remettre à la politique, il faut dire que fréquenter les puissants ne lui a pas vraiment réussi par le passé.

En ce moment il est de bon ton de tourner autour des tombes, François Hollande était à Jarnac sur celle de Mitterrand, Dimanche. Car Tonton bien qu’il n’eut jamais entendu des voix avait au moins le mérite d’en gagner.
Mitterrand, Jeanne D’arc, De Gaulle … Nos hommes politiques ne savent plus quel cadavre brandir pour se donner une légitimité. Cependant, au lieu de fouiller dans les caveaux, peut-être feraient-ils mieux de tourner leurs regards humides vers les vivants. Car les français ont de plus en plus l’impression que c’est eux qu’on met en bière.


Brünnhilde.