Alors que la CIA vient d’avouer qu’elle utilisait la musique d’un générique d’émission pour enfants (l’équivalent de notre Casimir) comme moyen de torture à Guantanamo ou auprès des potentiels terroristes en la passant en boucle à un volume infernal, j’ai tout d’abord pensé à leur proposer de tenter l’expérience avec la discographie complète de Yann Tiersen. Manque de bol, il paraîtrait que ça les rend complètement fous au point d’avouer n’importe quoi et donc de livrer de mauvaises informations…
Heureusement, j’ai trouvé LA solution, pas plus tard que cet après midi en étant l’innocente victime d’actes aujourd’hui devenus trop banals. Vous croyiez que la torture avait été abolie en France ? Comme vous êtes naïfs… Il est grand temps de réutiliser ces méthodes barbares à des fins plus nobles et généreuses, c’est à dire éradiquer l’Axe du Mal et permettre à Monsieur Georges W. Bush d’aller au paradis.
Tout d’abord les instruments :
- le peignoir qui pue la mauvaise eau de Cologne
- le lavabo avec un trou pour la tête qui vous détruit la nuque jusqu’au coup du lapin (mais les « professionnels » vous en retirent juste avant le moment fatidique)
- les ciseaux mal taillés qui s’accrochent à la tignasse pour « enlever de l’épaisseur »
- la tondeuse qui semble s’étouffer avec les cheveux et émet des sons gutturaux assez inquiétants
Vous commencez à voir de quoi je veux parler ? Ça éveille en vous des souvenirs que vous aviez tenté d’enfouir le plus profond possible dans votre mémoire, n’est ce pas ?
Et ce n’est pas fini, il reste encore le rituel, ce fameux rituel auquel personne ne résiste, et surtout les bourreaux qui vous achèvent et font de votre passage un cauchemar.
Le supplice commence dès votre arrivée, à la première inhalation des effluves parfumées de shampooing, de laque et d’ammoniac mélangés qui vous rongent les poumons et vous font tourner la tête. Perdu, vous n’avez d’autre choix que de vous asseoir sur le premier fauteuil en cuir venu en attendant avec angoisse votre tour. C’est ici que commence la torture psychologique, progressivement, puisque vous n’avez d’autre choix que d’écouter les conversations creuses des ancêtres flageolants qui débitent des inepties météorologiques et médicales, ou bien lire les magazines people qui jonchent la table face à vous. C’est donc dans un état d’affaiblissement total que vient vous cueillir le premier bourreau, généralement de sexe féminin, en vous tendant le fameux peignoir et vous aidant à l’enfiler comme pour vous infantiliser et vous ridiculiser un peu plus. Celle-ci vous guide jusqu’au premier instrument briseur de cervicales et n’hésite pas à prolonger vos souffrances à l’aide d’une eau tour à tour brûlante et glacée, d’une inondation de shampooing que vous sentez vous décaper le crâne et d’un « massage du cuir chevelu » destiné à assurer son absolue domination.
La première épreuve passé, c’est au tour du bourreau en chef de vous affronter. La torture psychologique atteint son paroxysme lorsqu’il vous force à rester pendant une demi-heure, voire plus, face à un miroir où vous ne pouvez échapper à votre propre image, et une image de vous en plein châtiment, double humiliation ! Paniqué, vous indiquez vaguement au bourreau quel sort vous voulez qu’il réserve à vos cheveux tandis que vous constatez avec effroi son hochement de tête à l’expression de complète incompréhension, l’air de dire « oui, tu parles, je vais faire ce que je veux et t’as intérêt à être content ». Labourage de crâne, tirage de cheveux, écrasement d’oreilles, tout y passe, et les séquelles sont irréparables. Et je passe sous silence le résultat de ce génocide capillaire qui vous laisse neuf fois sur dix dans un état du frustration immense alors que votre bourreau, un petit miroir à la main, vous oblige à approuver d’un sourire hypocrite l’étendue des dégâts…
J’ai bien conscience que ces machinations perverses peuvent choquer les âmes sensibles et que nombreux d’entre vous se découvriront victimes à leur insu et pousseront peut être même le masochisme jusqu’à y retourner... Mais imaginez un instant cet arme redoutable placée entre de mauvaises mains. Imaginez le pouvoir de manipulation d’une personne qui en userait pour ses propres fins. Entre le lavabo et le miroir, vous pouvez même faire avouer à Staline qu’il a déjà lu Marx…
Une nouvelle torture qui dépasse l’entendement, allons nous nous en priver ?
Wotan
mercredi 25 juin 2008
mardi 10 juin 2008
le cirque des mirages

Dans le hit des CD dont on ne parle pas, ceux du cirque des mirages arrivent en bonne place ! Je doute que vous soyez nombreux à avoir déjà entendu la voix de Yanowski, à moins peut être de me connaître et d’avoir déjà entendu ma sonnerie de portable : « fumée d’opium » ( ça vous revient ? ) .
Alors, comment bien vous parler des deux fils illégitimes de Tim Burton, et surtout comment bien vous parler de ce qu’ils font, pour cet article j’ai choisi le disque « fumée d’opium » c’est le dernier il me semble ! Cet album qui parait tout droit sorti des brumes du Londres du 19ème siècle, a quelque chose de franchement intriguant .
Chaque chanson est une histoire , une pièce de théâtre , une porte qui s’ouvre sur une mansarde sordide une nuit de pluie! Alors qu’au piano Parker brosse la toile de fond ( à l‘encre de chine , oui attention les fans de candy risquent de ne pas apprécier ) ,dans un fin rayon de lumière ,sombre, charismatique et décadent apparaît Yanowski . Et là s’ouvre à nous un univers totalement décalé , fantastique et inquiétant , avec des chansons telle que « Le terrible enfant à gueule de chien » ou « Du côté de la butte » ou, ou « Le corbeau » , si vous avez une envie soudaine de dépaysement écoutez quelques chansons, je doute que vous soyez déçu , on peut reprocher bien des choses à ces deux là mais pas leur originalité! En parlant de reproche, ce n’est pas le genre d’album qu’on écoute en boucle ( enfin chacun ses goûts…) et tant mieux !! C’est un peu comme un bon film, il vaut mieux ne pas en abuser pour avoir le plaisir de l’écouter de nouveau . Ils doivent vraiment être épatants à voir en concert.
PS: pour une fois que c’est pas du folk ….
Brünnhilde
dimanche 1 juin 2008
Chronique d'une haine peu ordinaire n°4
je me suis toujours demandé qui était le grand con qui avait inventé les stores, ou plus particulièrement le store qui se bloque à deux heures, du matin. oui ça arrive ! oui ça m'arrive même souvent. En effet , parfois je me laisse allez à laisser ma fenêtre ouverte jusqu'a des heures indues, pas tellement pour profiter de la vue , vers 1h on voit plus grand chose et peu importe l'heure de tout façon je suis myope, la vue j'en ai rien en foutre . Mais simplement par ce que je suis corse et qu'une fois assise, la flemme m'étreint pour ne plus me lâcher qu'au moment où le sommeil ( de moins en moins ponctuel à mesure que les examens approchent) vient prendre le relais. c'est donc vers 2h ( les soirs de chance ) quand je me décide à décoller la tête de l'ordi, d'un bouquin, ou du bureau ( oui parfois ) que je me retrouve seule face à mon store , le seul store que quand tu commences à le baisser en plus d'émettre un son sinistre et strident trouve le moyen de se coincer à mi-parcourt juste pour le plaisir de me pourrir les dernières petites secondes de ma journée déjà tellement extraordinaire. Pourquoi ! Oui Pourquoi ! Déjà ce matin alors que je me levais encore toute ensommeillée, la commode avait cru bon de molester mon pied nu, tendre, et innocent ! sans parler de mes deux étagères qui sont apparemment de mèche et refusent de porter le moindre classeur sans le laisser tomber dans les minutes qui suivent !!!! Qu’ai-je donc fait pour déchaîner ainsi la haine de mon mobilier ! Moi qui ne suis que bonté et pureté ( et modestie surtout) pourquoi faut t’il que la nature ait mis sur ma route ce store démoniaque qui m’oblige chaque soir à tendre misérablement le bras dans le froid en injuriant Dieu pour arriver à le débloquer, afin de gagner mon lit et de sombrer dans un sommeil qui faute d’être réparateur est néanmoins nécessaire .
Brünnhilde
Brünnhilde
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