« Hors du couple point de salut ! »
« l'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches »
Céline ( pas Dion , l'autre, celui qui savait écrire)
Je dédie modestement ( mot très nouveau pour moi ) cette petite diatribe haineuse à toutes les filles suffisamment mures émotionnellement pour ne pas, quand elles sont en couple, se sentir obligées de jouer les agences matrimoniales. Merci à vous les filles !
Bon, après l' émotion place aux insanités.
Le spécimen que je vais décrire aujourd'hui est connu de tout bon célibataire qui se respecte. En effet qui ne compte pas parmi ses amis ou sa famille une personne qui ressent le besoin viscéral de vous caser à tout prix et ce même, contre votre volonté. Cette créature pleine de bonnes intentions, est persuadée qu'en restant seule, vous vous condamnez à une vie d’errance et de malheur et que malgré votre air épanoui, au fond de vous, la solitude vous ronge aussi sûrement que la gangrène ou la nourriture indienne bon marché.
Il faut dire que dans son petit monde rose bonbon plein de licornes et de poneys à la con, l'idée qu'une femme puisse être heureuse sans un grand couillon à son bras lui est insupportable. N'essayez jamais de lui faire intégrer une telle notion sinon c'est l'AVC assuré !
Elle ne peut en aucun cas comprendre que le célibat soit un choix, vu que pour cette intégriste de la vie à deux, il est par essence un fléau.
Pour sa défense rappelons que la brave fille en question n'a souvent pas les capacités d'exister en dehors de l’Entité « couple ». Sitôt privée d'une épaule masculine, la jeune cruche se rue sur son canapé, enfile son pyjama Hello Kitty , se goinfre de saloperies bon marché et pleure tel un veau devant grey's anatomy.
Mais heureusement ( ou malheureusement) cette période dure rarement plus de quelques jours. En effet il ne faut pas plus d'une semaine à notre jeune amie pour retrouver un mâle à la mèche grasse et à l'allure virile, qu'elle gratifiera, huit secondes après leur premier rendez vous, des surnoms les plus navrants.
voici quelques exemples, les plus courants.
-mon cœur ( normal )
-mon chéri ( pas de soucis )
-mon ange ( ça, c'est déjà plus risqué )
-bébé ( très apprécié chez les jeunes hommes ayant raté leur œdipe )
-chouchou ( qui reste un mystère à mes yeux)
-mon astre / mon soleil ( sorte de petit copain extrêmement rare qui permet de rester bronzée à l'année...Attention aux insolations.)
-Poupoune ( je vous jure que cela existe ! Je l'ai entendu!)
-ma vie ( autant je peux comprendre mon vit autant ma vie, j'avoue que cela m'échappe...)
Alors vous allez me dire, comment reconnaître ces êtres étranges chez qui l'amour engendre automatiquement une dégénérescence fulgurante des cellules du cerveau ?
Eh bien, rien de plus facile !
Si il vous arrive un jour de bavarder avec une de ces créatures niaises et malfaisantes, dans un bar par exemple ou un restaurant. Voilà le genre de conversation que vous risquez de subir :
-Hé ça va ?
-Ça va.
-Tu fais quoi de beau dans la vie sinon ?
-Ben en fait, je fais du théâtre mais je...
-T'as un mec ?
-Pardon ?
-Tu fréquentes ?
-Qui ?
-T'es en couple ?
-Euh...Non.
-Pourquoi ?
-C'est comme ça.
-T'es lesbienne ?
-Non.
-T'as une maladie incurable ?
-Non.
-On a abusé de toi dans ton enfance ?
-Non.
-T'es bonne sœur ?
-Non.
-Tu es une lesbienne avec une maladie incurable qui s'est faite violer par une bonne sœur ?
-Pardon ?
Petit moment de silence.
-Ahhh d'accord, ouais j'ai compris.
-Quoi donc ?
-Putain c'est la loose *.
-Hein ?
-Tu veux qu'on en parle ?
-Non pas spécialement.
-Ohh ça va, joue pas les braves, je sais ce que tu ressens.
-J'espère pas.
-Tu souffres, ça se voit, tu passes ta vie à lire dans ton coin comme une malheureuse!
-Mais j'aime bien ça moi, lire dans mon coin.
-Ouais, c'est normal , c'est un plaisir de frustrée, c'est comme écrire sur ton blog, ça rend ton existence moins vide mais la douleur est bien là .
-Mais je la trouve chouette mon existence, je souffre pas... A part en ce moment.
-Moi aussi j'ai été une refoulée fut un temps ! Je peux t'aider si tu veux, y'a un type qui bosse avec mon mec, il...
-Bon je vais y aller.
-Tu peux tout me dire.
-ouais,ouais.
-Tu peux pleurer si tu veux.
-Ça va merci.
-Allez ça va te faire du bien.
-Bof tu sais...
-Pleure.
-Laisse moi partir.
-BON TU VAS PLEURER OUI OU MERDE !
Dans ce cas là pas la peine de jouer les héros, il faut mentir, elle en a fait tomber de plus valeureuses que vous. Ne tentez pas de lui expliquer vos motivations, son esprit est plus impénétrable que la doyenne des sœurs d’Afrique.
Elle finira par avoir ce qu'elle cherche ! quoi que cela lui coûte, si elle veut des larmes elle les obtiendra ! Et tant pis si pour cela elle doit vous frotter les yeux avec un kilo d’oignons, vous foutre du bambou sous les ongles ou vous lire du Marc Levy ! Résignez vous, lâcheté est mère de sûreté, le courage en plus d'être singulièrement désuet, n’attire que des emmerdes !
Prenez un air faussement dépité et partez discrètement le museau bas, avant qu'elle ne décide de vous jeter dans les bras du serveur, pourtant ouvertement homosexuel.
*La loose : expression tribale utilisée par les collégiens ou les petits branchouillards adulescents qui pleurent mollement sur leur jeunesse agonisante, un verre de mojito tiède à la main.
Brünnhilde.
lundi 25 avril 2011
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