mercredi 26 mars 2008

doudi douda !

Ah voilà un petit post musical pour finir la semaine en beauté , je m'en vais donc vous offrir un magnifique article aussi percutant que spirituel !

Syd matters

Alors celui là je l'ai trouvé entre les pages de rock and folk dans lesquelles le chanteur expliquait qu'il avait été très influencé par le ragoût de sa grand mère , mmh intéressant me suis-je dit. j'ai bien fait de faire l'effort de fouiller sur le net, histoire d'écouter quelques chansons.
je vous préviens à l'avance, c'est du folk ( oui je suis très prévisible en fait) et même du pop folk , le chanteur a une voix cassée et grave tout en douceur. le genre de CD agréable à écouter en lisant ou en faisant de la route ( seule sur une route déserte au coucher du soleil en regardant votre compagnon de route assoupi sur le siège passager ) néanmoins , petite critique, il y a parfois ( surtout dans le dernier album ) un côté un peu blues de la classe moyenne qui peut s’avérer lassant sur le long terme .

The Ditty Bops

Je termine par mes préférées , blues + country + folk+ un petit côté rétro = deux californiennes vachement douées que j'ai découvert au printemps dernier ! de la fraîcheur, un côté un peu déjanté, les ditty bops détonnent vraiment dans le paysage musical actuel, malheureusement on en parle peu, voire pas ! Ce qui est d'autant plus dommage que leur dernier album est d'une richesse remarquable ( textes et musiques ) de plus les voix des chanteuses ont un côté éthéré, même un peu magique qui vous transporte dans ce monde barré et étrange ( allez voir le clip "Short Stacks") qui gravite autour d'elles . A mi-chemin entre les frères Cohen et Tim Burton, ce duo vaut le détour .



Brünnhilde

samedi 22 mars 2008

Juliette Montigny...

Vous habitez la sublime ville de Marseille ?
Il vous arrive de prendre les transports en commun ?
Alors, oui, vous l’avez déjà croisée… La bête immonde dissimulée dans chaque wagon, dans chaque bus et à chaque station… Elle est là, tapie dans l’ombre et vous observe de ses yeux vitreux sans même que vous vous en aperceviez. Son visage rondouillard et à l’apparence sympathique est un leurre : elle vous guette…
Juliette Montigny !
Comment ça vous ne la connaissez pas ? N’essayez pas de la protéger !
Depuis qu’elle a vendu son âme à la RTM, vous ne pouvez plus l’éviter. Elle est partout. Comme la grippe aviaire, sauf qu’elle on peut la voir (car tout le monde sait que la grippe aviaire est en fait un stratagème inventé par les éleveurs du Nord de la France pour couvrir les suicides massifs de canards). L’innocence de son expression pourra tromper les plus simples d’entre nous, mais si vous prenez le temps de vous pencher sur les affiches à l’apparence anodine qui prétendent vous aider à vous abonner à la compagnie de transports, alors que tout le monde sait bien que c’est encore une machination montée de toute pièce par des groupuscules judéo-communo-anarcho-maçonniques dans le but de financer un attentat contre notre Bien-Aimé Président, vous verrez le Mal en personne. Sachez que Juliette Montigny n’est que la partie émergée de l’iceberg. Sous ce crâne proéminent surmonté d’une choucroute immonde se cache un esprit pervers et détraqué où se forment à chaque seconde des desseins des plus abjects.
Un jour elle passera à l’action, et ce jour là il sera trop tard.
Restez vigilant.



Brünnhilde und Wotan

dimanche 16 mars 2008

No country for old men



No Country for Old Men


résumé (allociné) :A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer...Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir...


Mmm… voilà ce qu'on appelle un cas compliqué , on en a beaucoup parlé dernièrement et je me suis dit que finalement poster une critique serait peut-être pertinent de ma part.
le film est vraiment original et ça, quoi qu'on en dise, c'est déjà un avantage. Personnellement je suis ressortie de la salle totalement déstabilisée ( voilà pourquoi cette critique arrive un peu tard !) .
Le début est très accrocheur et on rentre assez vite dans l'histoire, je ne surprendrai pas les fans des réalisateurs en mentionnant des images et des couleurs aussi belles que puissantes, le spectateur s'en prend plein la gueule ( oh et dieu sait que c'est agréable ). De plus Javier Bardem coiffé pour l'occasion façon Mireille Mathieu nous offre une performance qui mérite les honneurs, j'ai revu jambon jambon il y a peu de temps et je dois avouer que quand il est apparu à l'écran j'ai eu du mal à le reconnaître. Un film réussi à n’en pas douter ,Pourtant j'avoue qu’il ne m'a pas autant conquise que l'avait fait O'brother, Arizona Junior ou intolérable cruauté, il faut dire qu'il est un peu plus noir mais il n’ y a pas que ça. Bon ,bien entendu, comme la plupart du temps dans les films des frères Cohen, les répliques ( celles de Tommy Lee Jones en particulier ) et les personnages (un Javier Bardem franchement angoissant dans le rôle du psychopathe.) sont irréprochables , malgré tout ça j'ai trouvé qu'il y avait tout de même quelques longueurs , (l'absence de bande son y est sûrement pour beaucoup) mais vous verrez que bizarrement cela n'altère pas du tout le suspense . Le titre" no country for old men" est en fait un assez bon résumé de l'histoire , c'est une fable intelligente et pessimiste lancée au visage de la société, on en a un assez bon exemple avec le personnage de Tommy Lee Jones qui assiste impuissant à la fin d’une époque bénie noyée sous le sang et les billets de banque.
Au final no country for old men est un film atypique et assez insondable, c'est le genre de long métrage dont le cinéma a besoin ,justement parce qu'il nous laisse un goût vaguement désagréable.




Brünnhilde

mardi 11 mars 2008

On arrive bientôt 1984



Titre :1984
Auteur :George Orwell



Avant toutes choses, je dois dire pour ma défense que faire une critique de ce livre est un exercice particulièrement complexe , premièrement parce que bien d’autres l’ont fait avant moi ( bien mieux ) et que quoiqu’on en dise 1984 est tout de même un sacré monument.
Je vais donc essayer d’éviter les banalités d’usage ( l’espoir fait vivre après tout , merde !) . Avant tout, il est bon de préciser que le roman a été écrit en 1948 c’est donc une projection pessimiste ( c’est rien de le dire ) dans le futur , Plongé en plein cœur d’un régime totalitaire des plus rigides (Euphémisme) , Winston se révolte et semble être une vague lueur d’espoir à laquelle le lecteur s’accroche désespérément. Particulièrement bien fait, le roman ne nous laisse pas une seconde de répit , bien sûr c’est de la SF et pourtant parfois au détour de certaines pages, la réalité est bien là ce qui ne fait qu’accentuer la puissance du bouquin. L’homme y est brillamment disséqué , les personnages sont creusés et incroyablement vivants , oui vivants car terrorisés, broyés, désespérés, lâches, brutaux.. Ici pas de place pour les bons sentiments, seulement la réalité sale, crue et vide.
Big brother , la novlangue , la police de la pensée, les prolétaires, c’est vrai qu’il est dur de ne pas trouver des échos dans le monde qui nous entoure , chaque détail aussi insignifiant soit-il, finit toujours pas nous amener à un raisonnement parfois inattendu mais rarement erroné. 1984 est et restera toujours d’actualité ,c’est un fait , et c’est en ça que je parlais plus haut d’un monument.
Alors lisez le, relisez le, faites le lire ou relire, parlez en, mais surtout dépêchez vous , big brother vous regarde .

PS: la première fois que j’ai entendu parler de big brother c’était dans une chanson de Lavilliers ( ahhhh Lavilliers )


Big Brother te regarde de son œil de plâtre

Parano et livide, décervelé noirâtre

On arrive bientôt, 1984 !

Big Brother is watching you !

Brünnhilde

lundi 3 mars 2008

Chronique d'une haine peu ordinaire n°3

Dieu créa l’homme.
Et l’homme créa… la farine sur le pain.

Connaissez-vous la plus grande imposture de tous les temps ? L’invention la plus perverse que l’homme ait jamais mise au point ? La chose la plus insupportable à laquelle l’homme moderne doit faire face au quotidien ?
Eh bien oui mesdames et messieurs, il s’agit bel et bien de la farine sur le pain.
Avez-vous vu pratique plus abjecte ?
Certes pas, il n’y a rien de pire que ce petit fond de farine mesquine qui recouvre vos baguettes, se colle à vos doigts et laisse sur votre langue humide une pareille sensation d’avoir bouffé un kilo de poussière. Que celui qui ne s’est jamais épousseté en sortant d’une boulangerie me jette la première pierre…
Mais qui donc a bien pu mettre au point cette machination diabolique ? Pas un boulanger, c’est inconcevable, ce serait du pur sabotage. Peut être une confrérie secrète d’artisans sadiques dont le seul but et de vous pourrir la vie. Vous allez acheter, comme tous les samedis, un peu de pain dans votre petite boulangerie (et non un fournil !) et eux, là, tapis dans l’ombre, vous guettent et n’attendent plus que le piège se referme sur vous… Face à la vaste collection, vous prenez du temps pour répondre à la caissière au regard vide qui se tient plantée devant vous et attend, le bras levé et la main alerte, de saisir avec détermination le type de pain que vous choisirez alors que, avouons-le, c’est tout le temps la même chose. Vous finissez par désigner une jolie baguette de campagne « à l’ancienne » dont la teinte brune et la légère poudre blanche qui la recouvre vous laissent imaginer qu’elle a été faite artisanalement et est donc meilleure qu’une baguette surgelée de supermarché. Erreur. Mais vous ne pouvez plus faire demi-tour. Dès lors, tout va très vite : vous prenez en main la baguette et la plaquez contre vous le temps de régler, vous avez déjà senti le contact malsain de la farine mais n’avez pas eu le temps de réagir ; en vous retournant, vous admirez l’étendue des dégâts sur votre veste et regrettez déjà votre achat en vous rendant compte de l’épaisseur et de la ténacité inhabituelle de cette farine. Mais une fois de plus, vous continuez. Pendant ce temps la, les boulangers pervers vous observent et ricanent un peu plus à mesure que vous vous embourbez dans cette affaire. Et vous n’êtes pas au bout de vos peines. Dans la voiture, vous surprenez la baguette en train de vous narguer et, même si elle vous semble déjà moins appétissante qu’en présentoir, il est bientôt midi et vous avez faim. C’est là que tout bascule. Vous ne réfléchissez plus à vos mouvements, vous profitez d’un feu rouge pour vous pencher et détacher avec peine un croûton qui dépasse de son emballage en papier et l’engouffrez précipitamment dans votre bouche innocente. Les boulangers qui vous suivent rient alors à gorge déployée. Le choc a été terrible, vous n’avez rien pour rincer cette impression cotonneuse qui vous enrobe le palais et vous empêche de respirer. Utilisant vos dernières ressources, vous avalez dans une grimace le morceau de pain presque encore entier mais, sans vous rendre compte des enjeux de cette décision, vous ramenez tout de même la baguette chez en vous en songeant qu’elle pourrait plaire à quelqu’un…
Voilà comment ont été traumatisées des générations entières de consommateurs qui perpétuent ce crime tous les samedis et finissent mêmes par s’en habituer.

Offrez à vos enfants un monde meilleur que le votre…
Luttez contre ce fléau !
Refusez le despotisme des boulangers-farineurs !

À bas la farine sur le pain !



Wotan