
Quand Woody Allen retourne traîner son spleen dans les rues de New-York, il faut vraiment un self-control hors du commun pour ne pas se ruer dans les salles obscures…heureusement comme chacun le sait je n’ai aucune volonté , c’est pourquoi plusieurs mois après sa sortie, voilà quelques lignes sur ce qui est à n’en pas douter du grand Woody Allen ( non je ne dis pas ça à chacun de ses films ! Non c’est faux !
Hum hum bref.)
( Wotan pardon pour le retard, ne me voue pas aux gémonies, le mois d’Août m’a rendue paresseuse )
Si ce long métrage a des airs de Manhattan ou d’Annie Hall ce n’est pas vraiment une coïncidence, puisqu’il est en fait tiré d’un scénario écrit à peu près à la même période.
Allen avait à l’époque décidé de confier le rôle principal à Zero Mostel mais suite au décès de celui-ci, il abandonne le projet. Heureusement pour nous trente ans après son écriture, « Whatever Works » sort des cartons et grâce à quelques mises à jour nécessaires arrive sur nos écrans.
Après quelques notes de jazz le spectateur fait la connaissance de Boris, une sorte de misanthrope, aigri ,cynique et un brin mégalo qui n‘a de cesse de vomir l’humanité tout entière. Comme il le dit lui-même dés le départ « je ne suis pas un gars sympa » et on s’en rend assez vite compte en écoutant le long monologue à travers lequel il nous raconte son histoire . Dans ce tête à tête avec le spectateur il aborde avec humour et talent les sujets de prédilection de Woody Allen , l’amour, la recherche du bonheur , la mort. Le film tout entier est ponctué de ces petits apartés jouissifs et atrocement méchants .
Enfin revenons en à l’essentiel . La petite vie bien réglée de Boris , cours d’échecs où il insulte ses élèves et crises d’angoisse à répétition, va se voir bouleversée par l’arrivée de la jolie petite Mélody Saint Anne, une fille du sud plutôt gourde.
En effet un soir en rentrant chez lui il tombe sur la blondinette en fugue qui le supplie de lui donner de quoi manger et un toit pour la nuit. Boris finit par accepter et c’est là que les choses sérieuses ( ou plutôt drôles ) commencent.
Mélody est en fait l’archétype de la fille de la campagne pur produit de l’Amérique puritaine que Boris conchie avec délectation.
Leur cohabitation est le symbole de la rencontre de deux mondes, le type de la ville cynique et cultivé et la nana des champs à peu prés aussi conne que blonde.
Ce cocktail de choc donne des scènes assez hilarantes portées par des dialogues incisifs dont seul le réalisateur New-yorkais a le secret. Bien que leur histoire semble vouée à l’échec ils arrivent tout de même à donner à l’autre ce qui lui manque. Boris perd un peu de son mépris et Mélodie apprend à se servir de sa cervelle.
D’autres histoires viennent se greffer a celle-ci toutes plus inattendues les unes que les autres ( notamment quand les parents de la petite Mélody débarquent.)
Sinon pour faire vraiment court je dirais que comme dans la plupart des Woody Allen tout est dans le titre , « Whatever Works » . Sous entendu, mes frères humains peu importe avec qui vous trouvez le bonheur, jeune, vieux, gay, hétéro ,physicien ou pom pom girl , ça n‘a pas d‘importance ,pourvu que ça marche.

Avant de vous laisser, un petit coup d’œil au casting s’impose .
Trop vieux pour incarner son personnage, Woody Allen cède sa place à un autre comique juif new yorkais , Larry David , assez peu connu en France, il s’est fait repérer en Amérique par le biais d ‘une émission appelée « Larry et son nombril ». Pour le rôle féminin exit Scarlett Johansson , bonjour Evan Rachel Wood dont vous avez peu être pu apercevoir la bouille dans « les bienfaits de la colères » ou dans le déjanté « King of california » .
On notera au second plan des acteurs comme Ed Begley Jr ou l’excellente Patricia Clarkson .
Au final ce retour aux sources était, il me semble, nécessaire et positif, après son escale Européenne Woody Allen renoue enfin avec son second degré légendaire et sa ville de prédilection . Ça fait longtemps que je ne m’étais pas autant marré ce film est une petite merveille qui semble prouver que l’humour Woody Allénien à encore de beaux jours devant lui !
Brünnhilde

1 commentaire:
Tiens, encore une petite connasse égocentrique et narcissique, salope et sociopathe qui se doigte sur du Allen et qui jouit de la cruauté et de la méchanceté. Tu jouis très fort sur l'assassinat de femmes innocentes, connasse ? Tu devrais rendre visite aux assassins en prison pour leur sucer la queuè !
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