Le mangeur d’opium de Thomas de Quincey

Étrange petit livre que celui-ci, étrange aventure que cette immersion totale dans la vie d’un opiomane.
« Je vous offre, lecteur bénévole,l’histoire d’une époque remarquable de ma vie … »
Je ne connaissais rien de Thomas de Quincey, ni son nom, ni son histoire ni ses passe- temps. C’est la couverture du bouquin et son titre qui ont les premiers attiré mon attention. Bien que les paradis artificiels ne soient pas un sujet qui me passionne, j’avoue avoir toujours été fascinée par l’opium. Est-ce par ce que j’ai commencé assez jeune à lire Baudelaire ? Pas seulement, la prise d’opium (l’opium fumé) nécessite souvent un rituel et un cadre particulier (sofas, soieries et jade, statues de bouddha, plafonds d’ébène, en plus de l’élégance des lampes, des fourneaux et des pipes.) . Ainsi si la prise d’héroïne ne m’évoque que des images assez glauques, une chambre sale et du matos pas forcement clean ( pour ceux qui on vu Trainspotting ), le rituel de la prise d’opium, lui, relève presque de l’art . Même le langage utilisé pour désigner la consommation d’opium : « Chasser le dragon » a quelque chose de merveilleux . Bien sûr la littérature et le cinéma on pas mal joué sur ce côté romantique et même un peu mystique de l’opium ( le portrait de Dorian Gray, From Hell… )
Bon revenons en au bouquin , hum hum , un des premiers avantages du livre c’est qu’il dégomme pas mal des idées reçues que l’on peut avoir sur les effets de l’opium , ensuite il montre aussi l’ambivalence de cette drogue qui vous entraîne tout d’abord dans de grands moments de béatitude pour vous faire ensuite basculer dans d’atroces cauchemars. Autre point fort du bouquin, Thomas de Quincey lui-même, qui est un personnage atypique et que l’on prend plaisir à suivre au fil des pages.
Mon chien stupide de John Fante

Bon d’abord je tiens à préciser que ce n’est pas parce que c’est le cadeau de Noel de Wotan que ma critique est élogieuse… Non mon compère a du goût, le bouquin est vraiment bon . Nous débarquons dans le vie d’un quinquagénaire accessoirement écrivain raté et vaguement scénariste, qui ne reconnaît plus sa vie et qui sait ses scénarios mauvais mais néanmoins nécessaires pour subvenir aux besoins de sa famille.
Coincé sous le même toit que ses quatre enfants et son épouse, on comprend vite que notre personnage supporte de moins en moins sa vie ainsi que sa progéniture et en même temps il y a de quoi . Un jour un clébard va débarquer dans la vie de la petite famille qui semble sur le point d’éclater. C’est un gros chien noir aux airs de nounours ( un akita pour les connaisseurs) qui a la force d’un bœuf mais le QI d’une huître. D’où le nom que lui donnera la petite famille:« Stupide».
Autre détail important en plus d’être totalement con le chien est un obsédé sexuel notoire qui tente de violer toute les créatures de sexe masculin passant à sa portée.
Avec des enfants qui ne semblent lui témoigner ni respect ni intérêt et une relation de couple qui s’essouffle, Stupide va devenir sa grande distraction et sa bouée de sauvetage.
Entre le chien violeur et les enfants ingrats il y a des moments où on a vraiment de quoi se marrer. C’est ainsi que je me suis retrouvée à 2h du matin à rire toute seule dans ma chambre. Il y a aussi des passages qui m’ont ému, il ne faut pas non plus penser que le bouquin est à se tordre de rire.
Une histoire très simple, une écriture et un style fluide, le bouquin se lit en même pas trois jours. Si vous n’êtes pas un lecteur acharné et que vous avez envie de quelque chose de sympa à lire avant d’aller vous coucher , allez-y les yeux fermés !
Dimanche j’ai commencé « le chien des Baskerville » je l’ai quasiment fini, j’y consacrerai sûrement un article car ça fait longtemps que je n’avais plus pris un tel plaisir à lire un roman policier.
Brünnhilde

2 commentaires:
"Mon chien stupide" est un très bon souvenir. Et vous verrez comme vous l'apprécierez encore mieux quand vous aurez 40 ans.
ça ne m'étonne pas que vous l'ayez lu, bon c'est décidé je garde le bouquin sous le bras jusqu'en 2031 alors !
Brünnhilde
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