samedi 15 novembre 2008

Depuis qu'elle est en cloque…




Juno Réalisé par Jason Reitman


Résumé (allociné) : Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage


Jason Reitman le retour !! Après mon ( merveilleux ,incroyable, désarmant ) article sur « thank you for smoking » je m’en vais reparler du réalisateur et d’un de ses films les plus récents , une comédie geek, drôle et totalement décalée : « Juno »

Reitman comme dans « Thank you for smoking » accorde une fois de plus beaucoup d’importance au générique de début qui est fait cette fois-ci sous forme d’un petit dessin aminé avec des photos colorisées sur une musique de Barry Louis Polisar un chanteur méconnu qui semble tout droit sorti d’ « O’brother » . Dés le départ on sent qu’on a mis les pieds dans un film original , ce qui n’est pas toujours forcement le cas des long-métrages sur les adolescents dont nous bombarde quotidiennement le cinéma.


Donc, Un jour où elle s’ennuie, Juno décide de coucher avec son meilleur ami Bleeker ( sorte de créature asexuée portant des shorts jaunes fluo ) et quelques semaines plus tard … « Papa maman je suis enceinte… »
A la grande surprise de ses parents et de sa meilleure amie ( une pom-pom-girl un brin irresponsable ) elle choisit de garder l’enfant .
Et c’est là que ça aurait pu mal virer en tombant dans le sacro-saint discourt puritain à l’américaine ( limitons les avortements because in god we trust ) mais heureusement on comprend vite que sa décision est un choix personnel, plus motivé par des valeurs humaines que religieuses. En cherchant à faire adopter son bébé elle va tomber sur Marc et Vanessa qui, à première vue ,ont tout du couple de rêve ( façon pub pour le dentifrice ou les assurances ), on retrouve Jennifer Garner très touchante dans son rôle de femme en mal d’enfant cherchant constamment à maintenir un équilibre dans sa vie, malgré ce sentiment de vide qui la ronge depuis de nombreuses années et son mari qui a du mal à rompre avec ses rêves de jeunesse.



On rentre dans ce film comme dans un bain chaud et on s’attache tout de suite à Juno avec sa jolie bouille, son franc parler et ses vieilles baskets . C’est une jeune fille atypique qui tente tant bien que mal d’être en accord avec ce qui lui semble juste sans prêter attention aux regards en coin et aux murmures douteux . C’est une facette de la jeunesse peu exploitée au cinéma comme je le disais plus haut, on est pas dans le cliché bancal du genre « stacey qui déprime à mort par ce que kevin sort avec Mandy » , c’est une histoire émouvante et drôle qui montre avec pudeur cette période d’ennui et de doute qu’est souvent l’adolescence , étrange parcelle de vie broyée entre l’enfance et l’âge adulte. La jeune héroïne avance donc de façon un peu hésitante et naïve, rencontrant successivement espoirs et désillusions en tentant de façon parfois maladroite de mettre des mots sur ses sentiments .


Sous les traits de l‘héroïne en cloque , il y a Ellen page que j’avais remarquée pour la première fois dans Hard Candy ( un film habile et dérangeant sur la pédophilie ). Ce qu’elle a fait de Juno vaut le détour, on voit bien qu’elle a saisi toute les possibilités du personnage . Sinon on retrouve J.K. Simmons déjà présent dans « Thank you for smoking »qui comme toujours fait un super boulot , il fait partie de ces seconds rôles qu’il est toujours bon de retrouver au détour d’un film .Cette fois ci Jason Reitman n’est pas scénariste c’est une certaine Diablo Cody qui s’y colle, ancienne stripteaseuse repérée grâce à son blog .


Bien filmé , plein de couleurs, de fraîcheur et de bonnes répliques. La bande son est fantastique , fatalement c’est que du folk , en résumé un film aigre doux avec de vrais moments de poésie.



JUNO
envoyé par Lesrenards




Brünnhilde

2 commentaires:

Anonyme a dit…

xD liberty bell jlavé oublié cette la mdrrr
ah c'est clair que ce film est trop bien!! les repliques sont trop mytiques !
et je veuux mon burger phoone!
et n'oublie pas que la personne qui taime vraiment c'est celle qui trouve que meme ta merde sent la rose...

Sociopathe Eclairé a dit…

comment boire 6 litres de jus d'orange ? aha


Brünnhilde