Que dire à propos de ce livre ?
Il me semble compliqué d’en faire une critique globale tant ce livre peut être lu d’un millier de façons différentes, c’est pourquoi, je me contenterai de vous soumettre (oui, j’ai bien dit soumettre) mon humble avis…
À première vue, par le sujet, le titre, la couverture et le style de l’écriture, j’aurais tendance à considérer No Kid comme une Bible personnelle, le livre qui ne décollerait pas de ma table de chevet et que j’emporterais jusqu’à la tombe en prenant son de m’y replonger lorsque le besoin ou même l’envie s’en ferait sentir. Et pour cause : Corinne Maier, psychanalyste et écrivaine assez connue pour ses livres "politiquement incorrects", nous déniche avec humour et cynisme quarante bonnes raisons de ne pas enfanter, le tout dans un style incisif qui provoque et implique le lecteur à tout instant.
Pourtant, avant même d’avoir commencé le livre, on touche du doigt le problème essentiel en se posant la question « quarante raisons ? elle a réussi a en trouver autant ? ». Y répondre oui serait fort audacieux… L’attrait du grand nombre mais aussi la volonté d’un joli chiffre rond est sans doute à l’origine de ses répétitions qui, passée la moitié du bouquin, commencent à agacer. Les mêmes arguments sont décomposés en plusieurs très semblables, et certains sont même dépourvus de réel fond, juste histoire de peser dans la balance. À tel point qu’on lit en diagonale voire qu’on saute les dix derniers, soulagé d’en avoir fini.
Le ton du livre tout entier porte également à la perplexité : Maier semble être ballottée entre le sérieux et la dérision, sans jamais s’impliquer totalement dans l’un où dans l’autre. Elle y accumule pêle-mêle des arguments purement pragmatiques et d’autres d’une mauvaise foi évidente qui n’a d’autre but que de nous faire rire haut et fort (et ça marche !), tout en prenant soin d’élaborer un semblant de raisonnement caduque qui ne tant à prouver rien du tout. Le discours est ainsi ponctué de phrases délectables ou de moqueries perfides dont le manque se fait de plus en plus sentir et provoque un vif ennui, si ce n’est un dédain notable devant certaines pages. On se prend même à être déçu que le livre ne soit pas uniquement humoristique, quitte à ce qu’il soit plus court, face à la qualité des arguments. Maier tente-t-elle de nous persuader, voire même de nous convaincre, ou simplement de nous divertir ? La forme semble prouver qu’il s’agit de la première solution, alors que c’est la deuxième qui en fait l’unique intérêt. Entre humour et sérieux, Maier s’y perd, et nous aussi. À lire par des personnes déjà convaincues, No Kid ne vous fera pas changer d’avis…
Cette critique semble être un peu rude et je tiens à répéter que j’ai tout de même bien apprécié ce livre, on y passe de très bons moments, mais la fin laisse un sentiment mitigé qui en laisse plus voir les limites que les atouts.
Vous pouvez sans crainte le laisser entre toutes les mains, il n’est pas dangereux.
Dommage…
Il me semble compliqué d’en faire une critique globale tant ce livre peut être lu d’un millier de façons différentes, c’est pourquoi, je me contenterai de vous soumettre (oui, j’ai bien dit soumettre) mon humble avis…
À première vue, par le sujet, le titre, la couverture et le style de l’écriture, j’aurais tendance à considérer No Kid comme une Bible personnelle, le livre qui ne décollerait pas de ma table de chevet et que j’emporterais jusqu’à la tombe en prenant son de m’y replonger lorsque le besoin ou même l’envie s’en ferait sentir. Et pour cause : Corinne Maier, psychanalyste et écrivaine assez connue pour ses livres "politiquement incorrects", nous déniche avec humour et cynisme quarante bonnes raisons de ne pas enfanter, le tout dans un style incisif qui provoque et implique le lecteur à tout instant.
Pourtant, avant même d’avoir commencé le livre, on touche du doigt le problème essentiel en se posant la question « quarante raisons ? elle a réussi a en trouver autant ? ». Y répondre oui serait fort audacieux… L’attrait du grand nombre mais aussi la volonté d’un joli chiffre rond est sans doute à l’origine de ses répétitions qui, passée la moitié du bouquin, commencent à agacer. Les mêmes arguments sont décomposés en plusieurs très semblables, et certains sont même dépourvus de réel fond, juste histoire de peser dans la balance. À tel point qu’on lit en diagonale voire qu’on saute les dix derniers, soulagé d’en avoir fini.
Le ton du livre tout entier porte également à la perplexité : Maier semble être ballottée entre le sérieux et la dérision, sans jamais s’impliquer totalement dans l’un où dans l’autre. Elle y accumule pêle-mêle des arguments purement pragmatiques et d’autres d’une mauvaise foi évidente qui n’a d’autre but que de nous faire rire haut et fort (et ça marche !), tout en prenant soin d’élaborer un semblant de raisonnement caduque qui ne tant à prouver rien du tout. Le discours est ainsi ponctué de phrases délectables ou de moqueries perfides dont le manque se fait de plus en plus sentir et provoque un vif ennui, si ce n’est un dédain notable devant certaines pages. On se prend même à être déçu que le livre ne soit pas uniquement humoristique, quitte à ce qu’il soit plus court, face à la qualité des arguments. Maier tente-t-elle de nous persuader, voire même de nous convaincre, ou simplement de nous divertir ? La forme semble prouver qu’il s’agit de la première solution, alors que c’est la deuxième qui en fait l’unique intérêt. Entre humour et sérieux, Maier s’y perd, et nous aussi. À lire par des personnes déjà convaincues, No Kid ne vous fera pas changer d’avis…
Cette critique semble être un peu rude et je tiens à répéter que j’ai tout de même bien apprécié ce livre, on y passe de très bons moments, mais la fin laisse un sentiment mitigé qui en laisse plus voir les limites que les atouts.
Vous pouvez sans crainte le laisser entre toutes les mains, il n’est pas dangereux.
Dommage…
Wotan

2 commentaires:
C'est vrai qu'on a du mal à déterminer si c'est du lard et du cochon mais, étant un convaincu à priori, je vais supposer que c'est du cochon
Brünnhilde:
après le très célèbre " trois hommes et un couffin " venez decouvrir prochainement dans vos salles: " deux hommes et un bouquin" ! :)
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