Si je devais lui mettre un note, je pense que ce serait un joli 16/20.
Les interprêtes sont tous plutôt bons : le Ferrando de Mathey est magnifique de timbre et très convaincant, Stéphane Degout fait un très joli Guglielmo, pas franchement original et parfois peu engagé, mais qui tient bien la route. Raimondi est un peu trop virulent pour le philosophe donneur de leçon ayant du recul sur tout, mais vocalement il correspond très bien au rôle. On peut s'attendre à mieux de la part de Bonney en Despina, un peu voilée et peut présente, à croire que la scène ne lui va pas...
Les deux femmes sont excellentes, et on distingue dès le début leurs personnalités respectives, contrairement à la version de Gardiner par exemple ou elles ne font qu'on seul "bloc" pendant tout le premier acte.
La direction de Harding est très vivante et laisse toute sa place au théâtre, même si elle n'a rien de vraiment innovant.
La mise en scène par Chéreau colle un peu à cette conception, ça bouge dans tous les sens, parfois sans raison et de manière peu crédible, mais au moins on ne s'ennuie pas une minute ! On ne comprend par contre pas trop le rapport entre le décor, une espèce de cour intérieure ou un café où il est écrit en énorme sur le mur du fond VIETATO FUMARE, et la mise en scène ne nous l'explique pas. Le parti pris de l'anachronisme (habits plus ou moins d'époque) ou même de l'absence de situation temporelle passe très bien même si l'on attend encore une fois de comprendre l'intérêt autre que la confortabilité que ça représente...
Wotan

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