
Le gros avantage de la fac c’est le temps libre, ainsi depuis le mois de septembre je m’applique à visionner tous les films qui me sont passés sous le nez quand je trimais comme une forcenée sur les tableaux statistiques ! ( je vous sens plein de compassion, mais surtout ne me plaignez pas, ça m’excite…)
Il y a quelques jours pour meubler un après midi pluvieux, j’ai jeté mon dévolu sur Chéri…
Alors je préfère vous prévenir tout de suite, « Chéri » n’est pas le nom d’un sombre gigolo androgyne que je paye afin de réaliser mes fantasmes sexuels les plus vils. C’est juste le titre d’un bouquin de Colette que Stephen Frears a porté sur grand écran.
Je sais d’avance que certains cinéphiles avertis associent le nom de ce réalisateur à l’image d’un Jonh Malchovich moitié nu servant de bureau à une Uma Thurman pré pubère mais autant vous prévenir tout de suite, on est loin des liaisons dangereuses.
En effet, dans l’ensemble le film est assez décevant.
Tous les éléments semblaient pourtant être réunis, une bonne histoire, du sexe et un casting de choix. Bon plantons un peu le décor. Léa de Lonval, une courtisane fortunée et proche de la retraite, va s’enticher du jeune Fred Peloux qui se trouve être le fils d’une de ses consoeur. Ce qu’elle prend au début pour une aventure sans conséquence va devenir une relation qui durera en tout six ans .Néanmoins les choses finissent par se gâter le jour où Madame Peloux décrète qu’il est grand temps de marier son fils. Léa mise au courant du projet un mois avant la date fatidique prend brutalement conscience qu’elle est follement éprise du jeune homme.

Si le début du film est réellement prenant il s’essouffle assez vite. En effet Frears ne nous laisse malheureusement pas le temps de nous attacher aux personnages ou au couple qu’ils sont censé former.
Certaines scènes sont néanmoins extrêmement bien ficelées. Je pense notamment aux dialogues entre madame Pelloux et Léa de Lonval qui valent bien les joutes verbales entre Valmont et la marquise de Merteuil.
De plus c’est un plaisir de retrouver à l’écran une Michelle Pfeiffer plus belle que jamais ainsi qu’une Kathy Bates toujours aussi géniale et qui semble être passée maîtresse dans l’art d’incarner les femmes détestables. Autre point positif, Rupert Friend, qui incarne le jeune « chéri » est une vrai bonne surprise. Avec sa belle gueule et ses yeux tristes, il donne corps à un Fred Peloux ressemblant trait pour trait à la description qu’en fait colette dans son roman.

Au final après des perles comme « Mrs. Henderson Presents » ou « the Queen » Stephen Frears nous donne l’impression de bâcler ce dernier long-métrage et de nous le balancer sans aucune conviction. Dommage car il y avait pourtant de quoi faire bien mieux.
Brünnhilde

3 commentaires:
ALLEZ VOIR I LOVE YOU PHILIP MORRIS !!!
J’irai ! j’irai ! Au fait j’ai vraiment bien aimé la lamentation du prépuce !
Tiens, j'ai étudié Chéri avec Cavallin l'année dernière, et malgré ses recommandations (il disait que l'acteur avait une "tête de fromage mou"), j'ai tout de même vu ce film. Bref, lisez le bouquin!
Enregistrer un commentaire