La PropositionParfois il m’arrive d’aller au cinéma à reculons et pas seulement pour mon goût immodéré du risque. Il y a certains films que je vais voir sans envie, simplement pour le plaisir d’aller me blottir seule dans une salle obscure ( c’est une façon comme une autre de disparaître quelques heures ). Cependant parfois, quand on se précipite au guichet sans prendre le temps de regarder les séances, on se retrouve avec un panel de choix assez peut ragoûtant.
C’est ainsi qu’un beau dimanche après midi d’octobre je me suis retrouvée devant « la proposition »
Bon, plantons un peu le décor. Une femme d’affaire aux dents longues dont le passe- temps favori est de traumatiser son assistant, se voit annoncer un beau matin que l’immigration a décidé de la renvoyer par charter au Canada le plus tôt possible.
(Voilà un film sponsorisé par le ministère de l’identité nationale )
N’étant pas vraiment prête à quitter les Etats-Unis, elle décide de faire croire à l’immigration qu’elle est à deux doigts d’épouser un homme dont elle est éperdument amoureuse. Bien entendu elle jette son dévolu sur Andrew, son assistant à qui elle fait miroiter une possible promotion. Pour faire plus vrai, le petit couple ( qui se déteste cordialement) se retrouve dans la famille d’Andrew en plein coeur de l’Alaska…et là les choses se gâtent.

Alors bien entendu le film est plein de faiblesses, l’histoire est un peu bateau ( au début, je t’aime pas mais à la fin oui) , les scènes s’enchaînent sans surprise et tout se déroule de façon assez prévisible . C’est le genre de comédie romantique dont on connaît la fin rien qu’en regardant l’affiche et la plupart du temps c’est assez frustrant de voir à quel point les scénaristes nous gavent de clichés navrants sans le moindre scrupule.
Du côté du casting là aussi c’est pas non plus « l’éclate de la mort » comme dit si bien mon petit voisin du dessus . En effet Sandra Bullock ( contre qui je n’ai rien) flirte un peu trop dangereusement avec la caricature à grand coup de grimaces et de mimiques. Quand au grand dadais qui l’accompagne (Ryan Reynolds )son charisme n’a d’égal que celui d’une brosse à dent. Et c’est là que le bât blesse, on ne peut pas vraiment se permettre de se lancer dans un film aussi prévisible, si derrière, les acteurs ne sont pas là pour rattraper la sauce.
Je pense que c’est ce qui manque cruellement aujourd’hui aux comédies romantiques, des acteurs capables des les porter ( mais où est Julia roberts? ) .
Néanmoins ne soyons pas non plus trop durs, certains moments sont drôles et l’idée de la différence d’âge entre les deux personnages peut être vue comme audacieuse ( Sandra Bullock approche maintenant des 45 ans ). Dans tous les cas, cela reste une comédie légère qui vous distraira sûrement si vous avez des envies pressantes de coup de foudre ou de happy end.
Brünnhilde

2 commentaires:
Honnêtement, c'était prévisible non ?
c'est pas faux :-)
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